Publié le 28 Novembre 2016

Voir les commentaires

Rédigé par LAGHOUATI

Repost 1

Publié le 28 Novembre 2016

 

De notre ami Krim Bouguerra.

Je viens d'apprendre pas le biais du journal El Watan que l'ancien joueur de l'équipe nationale et de la JSMTiaret Tahar BENFERHAT est souffrant. Souhaitons lui un prompt rétablissement inchallah. Rappelons que Tahar était un grand arrière central de très haut niveau,il avait joué aussi en séléction africaine avec feu Hadefi Miloud le libéro de l'EN et du MCOran début des 70'.

Pensée et prières pour un grand joueur.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Publié dans #sport

Repost 0

Publié le 24 Novembre 2016

Des mots qui nous font aimer la vie.

Dans mon intérieur profond et mystérieux
Souvent s'entassent tout un tas de mots
Ils sont parfois très sérieux
Mais d'autres fois ils sonnent faux.

L'important est de bien les ranger
Les étaler sur un papier
Et ainsi mieux les comprendre
Afin de savoir lesquels prendre.

Lesquels valent la peine d'être dit
Car il y en a des interdits
Des douloureux et des souffrants
Qui nous font saigner en dedans !

Les mots les plus gentils à classer
Sont ceux qui nous font rigoler,
Les mots tendres et pleins de chaleur
Nous font sourire et sèchent nos pleurs.

Il y a des mots pleins de passion,
Qu'on ne dit pas qui sont voilés
Ceux qui retiennent notre attention
Et puis ceux qui nous font rêver.

Quand par nos mains, on les décrit
On les rassemble en manuscrit
Ces mots sont notre ressemblance
Ils sont notre image et notre essence !

Peu importe qu'ils sortent en poème
Ou qu'ils se cachent en nous par peur
Ils expriment le fond de notre cœur
Et fait, que l'on reste soi-même.

Des mots d'amour, des mots de vie
Des mots de tendresse, des mots d’esprit
Des mots d'ami(e) s, des mots gentils
Des mots qui nous font aimer la vie.

Des mots qui nous font aimer la vie.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Leçons de vie.

Repost 0

Publié le 21 Novembre 2016

Photo postée par Hadj Med Djamel Khanfar.

Une photo souvenir de l'équipe du quartier de la rue Diours ,pourvoyeur et fournisseur des grandes équipes de la ville en joueurs de talent de différentes génerations .Beaucoup de ces joueurs ont inscrit leurs noms en lettres d'or et eurent une carriére bien remplie au sein de leurs clubs respéctifs à l'image de Zerrouk,Boutaba,Khanfar,Souffari,Hamza rabi yarehmou,Saad,Oumimou,Regue ......et la liste est longue encore.

Dada zerrouk. Oumimou aek (antar) saad Bouchouireb,Luobizi Med Bouzekri, Chama Mostfaoui aek,Benyoucef Boucherit   Assis de G.á d. : Khanfar Djamel "elhadj", Hamze Benguesmia "loubye" Allah yarhmou Nordin Regue, Aek Bouchouireb Beche.   Absents: Nordin Kaouka,Kouider Boucherit,Boutaba ,cheybe Tayeb soufari, Allaoui Aek Allahyarhmou, Djamel Bedrina Allah yarhmou, Lazri Nordin, Med Oumimou,Bouzid Hassani.

Dada zerrouk. Oumimou aek (antar) saad Bouchouireb,Luobizi Med Bouzekri, Chama Mostfaoui aek,Benyoucef Boucherit Assis de G.á d. : Khanfar Djamel "elhadj", Hamze Benguesmia "loubye" Allah yarhmou Nordin Regue, Aek Bouchouireb Beche. Absents: Nordin Kaouka,Kouider Boucherit,Boutaba ,cheybe Tayeb soufari, Allaoui Aek Allahyarhmou, Djamel Bedrina Allah yarhmou, Lazri Nordin, Med Oumimou,Bouzid Hassani.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Publié dans #sport

Repost 0

Publié le 20 Novembre 2016

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Evénements.

Repost 0

Publié le 18 Novembre 2016

Fragrances et tendances

Par Aek Zighem de sa page facebook.

«Il est des parfums frais comme des chairs d’enfants, 
Doux comme les hautbois, verts comme les prairies. 
Et d’autres, corrompus, riches et triomphants,
Ayant l’expansion des choses infinies,
Comme l’ambre, le musc, le benjoin et l’encens,
Qui chantent les transports de l’esprit et des sens.»

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

A l’inverse, il en est aussi, serions-nous tentés de dire, ceux enivrants comme des vinasses, entêtants comme les mauvaises émanations, synthétiques comme de sournoises alliances.

Et encore d’autres, plus ou moins ceci ou cela.

Le domaine du parfum est tellement vaste et varié qu’il reste ouvert à toutes les manipulations alchimiques possibles et imaginables. Et qui prétendrait qu’il requiert forcement un savoir faire et une maîtrise étendue du pedigree de chaque ingrédient, ainsi que la préparation des mélanges, déchantera vite en constatant qu’en Algérie, une majorité de jeunes gens s’adonne sans complexe et de façon quasi magistrale à cet art qu’est la fusion des goûts et des couleurs.

Outre cela, être «nez» chez un grand nom des parfums ne semble décourager ni rebuter quiconque parmi ces pionniers nationaux des senteurs, et qu’importe que celles-ci soient aigres et poivrées, aromatiques et exotiques ou, légères et printanières !

Depuis un certain temps déjà, l’on voit pousser comme des champignons des boutiques de parfums en tout genre. Et que l’on ne s’y trompe pas, il ne s’agit pas seulement de boutiques effectuant de simples opérations d’achat et de revente, comme celles qui ont pignon sur rue ; mais, bien plus que cela !

Celles dont il est question font office de véritables laboratoires. Pourtant, elles ne sont pas aménagées pour ce faire. Et pour preuve, les « essais » à la carte n’ont pour seul support qu’un comptoir sans relief et de peu de valeur. Les préparations sont concoctées sur place, selon la commande et quelle que soit la marque souhaitée par le client ou la cliente, surtout !

On peut en avoir pour tous les goûts, même les plus raffinés. Pour les femmes, cela va de Miracle so Magic, Hypnose (Lancôme), Amor Amor, Anaïs Anaïs, Noa (de Cacharel), Dune, J’adore, Poison (Christian Dior) à Opium, Cinéma, Paris et même Elle, récente création de Yves St Laurent, en passant par Nina, Love in Paris (Nina Ricci), etc. Les hommes ne sont pas en reste et autant que la gent féminine, ils ont l’embarras du choix entre Francisco Smalto, Givenchy, Hugo Boss, Azzaro et YSL…

Eh oui, aussi surprenant que cela puisse paraître !

La question qui vient immédiatement à l’esprit porte sur le degré d’imitation de ces parfums. Le faiseur de ces mixtures, en l’occurrence le propriétaire, en dépit du regard scrutateur des passants, adopte sans complexe un profil serein comme ne doutant guère qu’entre le parfum d’origine et le sien il y a une différence énorme (devinez !) ; ce dernier, ayant le sens de la répartie, avance systématiquement qu’il est un démembrement d’un quelconque groupe industriel étranger et pour cause. Il est fourni en extraits de parfums par toutes les grandes marques étrangères.

Ils font donc toutes sortes de parfums à partir des trois éléments indispensables, à savoir l’extrait de parfum, un alcool spécifique fourni par la soi-disant enseigne, et le fixateur. Le reste, jalousement bien gardé quelque part soit, les ajouts d’extraits de fleurs, les zestes de fruits et les encens selon le goût du client, relève des indications « reçues » de la dite enseigne.

Pour la petite histoire, avant de «s’occidentaliser», ces parfumeurs commercialisaient déjà des extrait de parfums (outour charqia) importés d’Extrême-Orient : Douaa ljana, Sultane l’outour, Oud Chikha qui sert à embaumer la Kaâba, Itr Moudhila dont le chanteur charqi Mohamed Abdou faisait la réclame sur une chaîne de télévision arabe, et bon nombre d’autres variétés d’encens. Cela va du bâtonnet à l’extrait fort en liquide et en pâte comme celui le plus cher au monde, Oud Koumboudi que les « Khalijiine », les ressortissants du Golfe arabique, utilisent comme parfum pour séduire les femmes !

A juste titre d’ailleurs car, c’est un parfum pénétrant comme un aveu d’amour.

Fragrances et tendances

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Leçons de vie.

Repost 0

Publié le 17 Novembre 2016

Poème et nostalgie:L' école buissonnière.

Proposé par mon ami Omar Marfoua de sa page facebook.

 

J'ai là, dans ma Provence (LAGHOUAT), où les lauriers sont beaux,
Mon foyer, mon arpent du sol de la patrie,
Et je sens à ce nom ma pensée attendrie,
Car là j'ai des amis et là j'ai des tombeaux

Lorsque j'étais enfant, j'ai fait plus d'une fois,
Comme tous mes égaux, l'école buissonnière.
Le maître m'attendait : j'étais dans la rivière,
Ou le long de l'étang, ou dans le petit bois.

Temps perdu ? Non, gagné, car j'apprenais des choses
Que jamais ne me dit le professeur savant,
Quand j'écoutais, furtif, le murmure du vent
Et le frisson léger des bourdons sur les roses.

Du soupir des blés mûrs, de la chanson du nid,
Du bruit de l'eau perlant sur la branche mouillée,
De tous les sens confus qui troublent la feuillée,
J'apprenais l'art divin, le rythme et l'infini.

Aujourd'hui, l'écolier des oiseaux, des cigales
Et des roseaux penchés au bord des marais verts,
Imite leur langage et, selon l'art des vers,
Il décrit la campagne et les saisons égales.

Répétant de son mieux les secrètes leçons
Et le spectacle fort de la nature en sève,
L'humble rêveur, content d'être encore leur élève,
Vous ramène à l'école au milieu des buissons.

A cette heure où chacun parle de fin prochaine,
Où la plupart, plaintifs, meurent d'un long ennui,
Le poète, attristé des âmes d'aujourd'hui,
Raconte la vertu patiente du chêne.

En ce moment qui semble au monde le dernier,
Où l'on dit que déjà la conscience est morte,
Il ne va pas chantant le désespoir : il porte,
Comme gage de vie, un rameau d'olivier.

Car il comprend qu'un verbe habite les écorces,
Il devine dans tout l'exemple ou le conseil ;
Il sait qu'un grand espoir nous luit dans le soleil
Et qu'un amour sans fin fait la chaîne des forces.

Ah ! rien qu'en traversant, quand Avril est vainqueur,
La prairie et les bois où tout vient de renaître,
L'homme, à qui nul n'a dit l'esprit caché de l'être,
Sent bien pourtant qu'un dieu lui passe dans le cœur !

Or les prés et les bois, les printemps que je chante
Sont ceux du pays même où je fus écolier,
Mon doux recoin de terre aimable et familier
Où la mer vient baigner la colline penchante.

J'ai là, dans ma Provence, où les lauriers sont beaux,
Mon foyer, mon arpent du sol de la patrie,
Et je sens à ce nom ma pensée attendrie,
Car là j'ai des amis et là j'ai des tombeaux.

Jean Aicard.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost 0

Publié le 11 Novembre 2016

Et le beau temps revient toujours...

 

 

Nous vivons dans un monde où s'obstiner dans la gentillesse est considéré comme un signe de faiblesse, voire de lâcheté, surtout lorsqu'une situation venimeuse appelle l'affrontement, la violence, subtile ou affirmée. On se rit de celui qui ne lève pas la main pour frapper, plutôt pour désarmer l'autre, avec sur le visage une lumière plutôt que le renfrognement. On le dit laxiste, il fait honte et n'est pas digne d'être suivi. C'est hilarant, une sorte de petit esprit, un être idiot qui, pour n'avoir pas trouvé de moyens de se défendre, a décidé de se prendre pour un vieux sage, avec des airs de pseudo grandeur.

 

La douceur, la bonté et le silence sont devenus tellement rares sur cette Terre de Guerre, de Feu et de Sang, que l'on s'est habitué au seul langage de l'armement et de l'attaque, imbécile et gratuite, animale, avide et vile, celle du corps, du cœur, de l'âme, de l'esprit. Le combat est un spectacle passionnant, un événement du Colisée de Rome, un Bûcher public du Moyen Âge, une captivante exécution.

 

L'alphabet du Bien s'est égaré quelque part dans les cavernes « préhistoriques » dira-ton, du temps révolu, démodé, arriéré des prophètes. C'est un babillage insupportable qui nous embête et dont on ne veut plus entendre parler. Seuls ceux qui portent encore des couches, dans les jupons de maman, avec une sucette pour bébé dans la bouche, sont ainsi.

 

Pourtant, c'est tout le contraire ! La bravoure et le courage, la noblesse, c'est ce que Dieu nous a enseigné par la voix et la voie des Messagers. C'est répondre au mal par le bien, c'est rester droit dans la tempête, résister aux rafales du vent qui nous giflent, nous frappent, nous poussent, sans donner la réplique : certes ça nous fait parfois plier de douleur, tomber, mais on se relève parce que, dites-moi :

 

À QUOI CELA SERT-IL DE SE BATTRE CONTRE LE VENT ?

 

PEUT-ON COMBATTRE LE VENT ?

 

LUI DONNER DES COUPS ?

 

NON... VOULOIR L'ASSÉNER DE COUPS, C'EST FRAPPER DANS LA VIDE, NI PLUS NI MOINS.

 

C'EST SE JETER CONTRE RIEN, ET FINIR PAR PLONGER SOI-MÊME COMME À TRAVERS UN FANTÔME...

 

Un Proverbe arabe le dit : à quoi ça sert de Hisser les Voiles dans la Tempête ? Ils seront déchirés...

 

La Violence n'est que du vent... Quelque chose QU'ON ESSAIE D'ÉVITER, DONT ON SE DÉTOURNE, EN CHANGEANT DE DIRECTION, ou si l'on n'a pas le choix, c'est quelque chose qu'il faut braver en restant droit, inflexible dans cette droiture, avec patience, car la violence, comme le vent, est une chose qui finit par passer...

 

Et le beau temps revient toujours... Je ne me lasserai jamais de le répéter :

 

Cette parole du Coran est à appliquer à la lettre : « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux » (Sourate 41, verset 34).

                                                                          F. Fajr.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Leçons de vie.

Repost 0

Publié le 4 Novembre 2016

Et si tous nos stades portaient leurs noms?

 

 

« Une coupe du monde reste l’une des plus prestigieuses compétitions dans la carrière d’un joueur de foot. Pourtant, il y a 56 ans, certains se sont privés de ce grand rendez-vous pour une cause noble.

En 1958, des footballeurs algériens n’ont pas hésité à faire l’impasse sur la plus prestigieuse des compétitions, et c’est sans aucun état d’âme qu’ils ont raté la coupe du monde qui devait se tenir quelques semaines plus tard en Suède, la coupe qui a révélé le Brésil et Pelé. C’est le cas du Monégasque Mustapha Zitouni et du Stéphanois Rachid Mekhloufi. Ce dernier était l’un des meilleurs espoirs du football français.

A quelques exceptions, tous les joueurs étaient des vedettes incontestées et des cadres dans des clubs sportifs. L’équipe de foot du FLN c’est avant tout un formidable coup de communication pour la révolution algérienne. En avril les images de Rachid Makhloufi exfiltré en suisse ont fait le tour du monde. Pour Ferhat Abbes, président du GPRA à cette époque, cette équipe a fait « gagner dix ans à la cause algérienne.»

 

Et si tous nos stades portaient leurs noms ! Ils Resteront immuables dans les mémoires.

 Pour nous tous ici ils correspondaient à la plus belle image que l’on peut se faire de grands sportifs exemplaires.

Par delà les admirables victoires, quelle joie et quelle fierté de voir une équipe d’Algérie heureuse, simple dans la gloire et pleine de cette santé morale dont notre pays avait tant besoin durant la longue nuit coloniale

 Ces joueurs avaient une paternité dans tout cela.

Pour tout ce que nous leur devons, l’idée de perpétuer leur mémoire et d’inscrire leurs noms sur nos stades  nous est venue tout naturellement. Leur idéal et leurs sacrifices pour notre liberté et notre indépendance doivent être perpétué afin que les générations présentes et futures s’en inspirent et en prennent l’exemple pour le bien de notre sport national.

Leurs noms et visages sur des plaques aux frontons de nos plus beaux stades à travers le pays rappelleront  à jamais le courage et la droiture de ces  grands sportifs exemplaires.ALLAH yarham al amouat wi tawal fi aamar al ahia!

Et si tous nos stades portaient leurs noms?
Et si tous nos stades portaient leurs noms?
Et si tous nos stades portaient leurs noms?
Et si tous nos stades portaient leurs noms?

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost 0

Publié le 3 Novembre 2016

Cheikh Attallah, le comique et prosateur, n’est plus !(Allah yarehmou).

 

Cheikh Attalah n’est plus ! Il vient de nous quitter par suite d’un accident de la circulation. En ce douloureux événement, nous lui rendons cet hommage a titre posthume, lui le « poète » qu’il fut ! 
Mais a vrai dire et, bien que débordant d'inspiration, il serait inexact de prétendre qu’il fut un poète au sens académique. Ahmed Ben Bouzid était en fait un prosateur qui faisait dans le comique. Un prosateur qui se savait, quand bien même il lui arrivait au milieu de sa diffusion verbale à l'infini, de glisser subrepticement dans les méandres de la poésie ! Il n’en demeure pas moins que son éloquence conférait à son genre un caractère indiscutablement noble, tout comme celui propre à la poésie. Après tout, la poésie n'est-elle pas définie comme une œuvre de l'esprit, comme toute autre œuvre intellectuelle ? 
Il fut d'abord, grâce à une voix qui seyait, un récitateur des versets coraniques, avec une disposition particulière, l’inclinant plus tard, à les psalmodier. Et bien plus tard encore, il s'initia à l'exercice difficile d'imitation des voix de célébrités. 
Pétri de sagacité, celui qui deviendra ensuite connu sous le pseudonyme de Cheikh Attallah se découvre progressivement un potentiel artistique hors du commun qui le propulse en peu d’années seulement au rang de star du comique engagé. Il devient comédien du rire, et par-delà, un critique politique dans le genre « Coluche ». 
Attallah est venu au monde en 1970 à Zénina, une ville jadis florissante et intellectuellement prospère qui doit s'enorgueillir d'avoir enfanté plusieurs linguistes et poètes.
Auprès des téléspectateurs, Attallah était surtout connu pour son accoutrement traditionnel, spécifiquement sudiste, un costume de troubadour au sens élevé du terme, pas celui dont on a tendance à l'affubler. 
Son itinéraire professionnel débute à la chaîne III en 1990 à Alger. Il fut néanmoins ponctué par un brusque retour au terroir (Zénina) pour se consacrer à sa nouvelle vocation artistique, à savoir l'animation culturelle, désabusé, disait-on, de n'avoir pas réussi à atteindre son but, la gloire, son illusion de toujours. Mais, tenace, il ne démord pas et renoue très vite avec son ambition en tentant à nouveau l'expérience des médias lourds en apparaissant à l'écran dans « Hissat F'hama ». Si le succès de cette émission a été retentissant, faisant exploser l'audimat, Attallah le devait à son génie improvisateur. 
Venant tout droit d'une société tenaillée par la privation, il décide alors de s'attaquer dans ses sketchs à l'impossible équation socioculturelle : mettre au grand jour la réalité peu reluisante d'une Algérie profondément en proie à des problèmes existentiels, et entretenir l'illusion d'un monde meilleur par le rêve et l'imagination. Son discours chargé de suggestions était surtout destiné à fouetter les consciences endormies. Et même si parfois il s'en prenait vertement à une société indolente, voire démissionnaire ; ses messages, tels une thérapie sociale, tantôt sibyllins, tantôt clairs, traitent tous des fléaux sociaux. Sans prendre de gants, il fustigeait la hiérarchie officielle en utilisant des pirouettes, les unes plus épicées que les autres et en multipliant a souhait les métaphores. Tout cela, sans maîtriser les rudiments de la rhétorique et paradoxalement en ayant des moyens oratoires incommensurables ! On disait de lui qu’il était un diffamateur, ce n'était ni vrai ni faux dans la mesure où, pour les avisés, il était considéré comme un mal nécessaire, à même de pouvoir stimuler la politique d'administration et de fédérer les tendances sociales. Justement, c'est ce bicéphalisme, nullement antinomique, qui lui servait de faire valoir contre toute velléité des uns et des autres, de l’assigner en justice. Son aisance sur scène dans le dédoublement de la personnalité avec une facilité déconcertante, constituait sans doute la preuve de sa capacité à alterner le critique politique et l'objecteur de conscience, sur fond de rire. Ceci était d'autant plus difficile s'agissant d'un monologue comique, son nouveau genre. Il aurait pourtant souhaité se destiner à une carrière plutôt pittoresque et laisser a César ce qui appartient à César ; mais comment cela aurait été possible quand l'intellectuel, censé par essence interpeller pouvoir et société, se complaît à leur faire des ronds de jambe ? En tout état de cause, Attallah aura eu d’abord, au moins le mérite d’avoir défié le système dans toutes ses dimensions, en se jouant de ses représentants. Il aura eu ensuite le mérite d'avoir cassé le tabou du triptyque du singe. Il aura eu enfin le mérite d’avoir corrigé une certaine idée reçue, un cliché, selon lequel sa région n’est qu’un vaste espace naturellement propice aux pâturages et à la transhumance! Ça n'est pas rien et de surcroît, dans le langage du cru même ! Ses sketchs « Ladjnet sakanate » et « Ya l'mir » font fureur à ce jour en région kabyle et algéroise où il est considéré comme une icône de la comédie contemporaine. Paradoxalement, c'est chez lui qu'il était le parent pauvre souffrant considérablement d’un manque d'égards. L’année 2005 aura été celle du grand déballage grâce à « Ad’hen sir issir » et « Melh l'iddine », deux sketchs au style rabelaisien. Aujourd’hui est arrivé le moment du bilan corrigé de Cheikh Attallah. Ce redresseur de torts au caractère truculent qui considérait pour le moins que tout ce qui n'est pas dit en vers est considéré comme vulgaire et donc incapable de la dignité artistique.

Par notre ami Abdelkader Zighem

Cheikh Attallah, le comique et prosateur, n’est plus !(Allah yarehmou).

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Hommage.

Repost 0