Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.

Publié le 24 Novembre 2019

Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.

Ce meneur d'hommes de la résistance qui a duré 27 années au sud du pays, et a été surnommé par les forces coloniales le “marin du désert”, pour son agilité, sa stratégie et ses tactiques dans la guerre des dunes sahariennes. Pour rappel, en 1851, les habitants de Laghouat, cité antique des Maghraoua, conscients de l'imminence de l'assaut que l'armée française forte de 8000 soldats s'apprêtait à lancer contre la ville, ont entrepris résolument et dans la sérénité la résistance. Ainsi, ils envoyèrent une délégation composée des sages de la ville, solliciter de Bennacer Benchohra, fabuleux combattant et fin tacticien, de venir organiser la bataille. Ils le chargèrent également de se mettre en contact avec Mohamed Cherif Benabdallah pour qu'il vienne lui aussi apporter son aide et son expérience. Ce dernier, honoré par cette sollicitation, accepta sans conditions de rejoindre, à K'sar El-Hirane, Bennacer Benchohra auquel il vouait depuis très longtemps une admiration sans bornes. Bennacer Benchohra organisera en 1851 une rencontre à Chebka, près de Berriane (Ghardaïa), entre Yahya Ben-Maâmar Bensalem, un autre héros méconnu et oublié de l'histoire, et le khalife de Djelfa, Cherif Benlahrèche, qui sera bien plus tard désigné par le colonisateur agha des Ouled Naïl en vue de coordonner la lutte contre l'occupant. Une entrevue, nous dit-on, qui capota par la faute du Cherif Benlahrèche qui ne daigna pas répondre à l'appel du devoir ni justifier son absence à une réunion des plus capitales. Bennacer Benchohra s'attela, le 31 juillet 1852, à la fortification de K'sar El-Hirane en prévision de l'imminence des combats. Il prépara la défense de la ville de Laghouat qui s'apprêtait à subir le plus grand assaut d'une armée régulière constituée de plus de 8000 soldats et de mercenaires surarmés appuyés par des supplétifs algériens dirigés par le collaborateur Benhamza des Ouled Sidi Cheikh. Comme à son habitude, Bennacer Benchohra s'acharna à défendre vaillamment la ville de Laghouat et ses ksour, mais l'utilisation à profusion pour la première fois par l'armée française de l'armement chimique et des lance-flammes basculera dans l'horreur et le génocide l'issue d'un combat disproportionné à bien des égards. En sus de cette rencontre, l’association 1er-Novembre-1954 de la wilaya de Laghouat compte entreprendre une série de communications et d’exposés traitant de “l’esprit de résistance et les racines de la révolution du 1er Novembre 1954 et l’impact national de la résistance de Laghouat”.
Cette résistance populaire, déclenchée le 4 décembre 1852 à Laghouat, a fait pas moins de 2500 chahids et des centaines de morts dans les rangs de l’armée coloniale, selon les intervena
nts.

B. A.(Liberté)

Bennacer Ben Chohra
Membre de la tribu des Ma'amra et el Hadjadj, rattachée elle-même à la tribu des Larbaa, Bennacer ben Chohra ben Ferhat naquit en 1804.
Il débuta son combat en 1851et fut arrêté à Mascara près de Boghar qu'il quitta en cachette le 05 septembre 1851. Il rejoignit le chérif Mohamed Ben Abdallah à Rouisset (Ouargla) et agit en coordination avec lui. Il s'acharna à défendre la ville de Laghouat et ses ksours ainsi que Ouargla.
Il se réfugia à Tozeur et Nafta dans le Djerid tunisien et en Tunisie, noua des contacts avec les réfugiés algériens. A partir de là, il lança des attaques contre les agents français.
Lorsque la résistance des Ouled Sidi Cheikh fut déclenchée en 1846, Bennacer Ben Chohra retourna clandestinement en Algérie, entra à Ouargla, prit contact avec Si Laâla le 6 août à Takine et participa avec lui à de nombreuses batailles.
En 1865, il retourna à Ouargla en compagnie de Si Laâla, se rendit à al Méni'â et Ain Salah en vue de mobiliser les gens et étendit son action jusqu'à Aïn Madhi.
Tout en menant son combat en Algérie, il n'interrompit pas ses contacts avec la Tunisie où il continuait à se rendre pour recruter des partisans, fomenter des plans et assurer la fourniture d'armes et de provisions.
Il participa à la résistance d'El Mokrani et El Haddad en 1871, agissant sur le front du Sahara oriental.
Après l'arrestation le 20 janvier 1872 de Ali Boumezrag, chef des partisans d'El Mokrani, près de Rouissett, Bennacer Ben Chohra poursuivit son activité à partir du Djerid et Nefzaoua jusqu'à ce que le Bey de Tunis l'oblige à quitter le territoire tunisien. Il se rendit à Beyrouth où il mourut en 1884.
Par Si Hadj Aissa Mohammed.
Cette carte montre une vue d’ensemble de la ville de LAGHOUAT avant sa prise par les français en 1852 La ville a été assiégée pendant plusieurs jours avant d’être occupée, la moitié de la population massacrée sans pitié et la palmeraie (Nord et Sud) saccagée et détruite, et la majeure partie de la population restée en vie bannie vers d'autres régions. Sur les 5000 habitants seuls 500 personnes ont été admises à demeurer à LAGHOUAT.

 

 

Rédigé par HMED B.

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