Et le beau temps revient toujours...

Publié le 11 Novembre 2016

Et le beau temps revient toujours...

 

 

Nous vivons dans un monde où s'obstiner dans la gentillesse est considéré comme un signe de faiblesse, voire de lâcheté, surtout lorsqu'une situation venimeuse appelle l'affrontement, la violence, subtile ou affirmée. On se rit de celui qui ne lève pas la main pour frapper, plutôt pour désarmer l'autre, avec sur le visage une lumière plutôt que le renfrognement. On le dit laxiste, il fait honte et n'est pas digne d'être suivi. C'est hilarant, une sorte de petit esprit, un être idiot qui, pour n'avoir pas trouvé de moyens de se défendre, a décidé de se prendre pour un vieux sage, avec des airs de pseudo grandeur.

 

La douceur, la bonté et le silence sont devenus tellement rares sur cette Terre de Guerre, de Feu et de Sang, que l'on s'est habitué au seul langage de l'armement et de l'attaque, imbécile et gratuite, animale, avide et vile, celle du corps, du cœur, de l'âme, de l'esprit. Le combat est un spectacle passionnant, un événement du Colisée de Rome, un Bûcher public du Moyen Âge, une captivante exécution.

 

L'alphabet du Bien s'est égaré quelque part dans les cavernes « préhistoriques » dira-ton, du temps révolu, démodé, arriéré des prophètes. C'est un babillage insupportable qui nous embête et dont on ne veut plus entendre parler. Seuls ceux qui portent encore des couches, dans les jupons de maman, avec une sucette pour bébé dans la bouche, sont ainsi.

 

Pourtant, c'est tout le contraire ! La bravoure et le courage, la noblesse, c'est ce que Dieu nous a enseigné par la voix et la voie des Messagers. C'est répondre au mal par le bien, c'est rester droit dans la tempête, résister aux rafales du vent qui nous giflent, nous frappent, nous poussent, sans donner la réplique : certes ça nous fait parfois plier de douleur, tomber, mais on se relève parce que, dites-moi :

 

À QUOI CELA SERT-IL DE SE BATTRE CONTRE LE VENT ?

 

PEUT-ON COMBATTRE LE VENT ?

 

LUI DONNER DES COUPS ?

 

NON... VOULOIR L'ASSÉNER DE COUPS, C'EST FRAPPER DANS LA VIDE, NI PLUS NI MOINS.

 

C'EST SE JETER CONTRE RIEN, ET FINIR PAR PLONGER SOI-MÊME COMME À TRAVERS UN FANTÔME...

 

Un Proverbe arabe le dit : à quoi ça sert de Hisser les Voiles dans la Tempête ? Ils seront déchirés...

 

La Violence n'est que du vent... Quelque chose QU'ON ESSAIE D'ÉVITER, DONT ON SE DÉTOURNE, EN CHANGEANT DE DIRECTION, ou si l'on n'a pas le choix, c'est quelque chose qu'il faut braver en restant droit, inflexible dans cette droiture, avec patience, car la violence, comme le vent, est une chose qui finit par passer...

 

Et le beau temps revient toujours... Je ne me lasserai jamais de le répéter :

 

Cette parole du Coran est à appliquer à la lettre : « La bonne action et la mauvaise ne sont pas pareilles. Repousse (le mal) par ce qui est meilleur ; et voilà que celui avec qui tu avais une animosité devient tel un ami chaleureux » (Sourate 41, verset 34).

                                                                          F. Fajr.

 

 

 

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Leçons de vie.

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amine lotfi soukhal 11/11/2016 12:07

Qu'est-ce qui peut nous rendre plus humains ?

L’ambiguïté de la question repose à mon sens sur le fait qu'elle suppose d'avoir répondu au préalable à la question : Qu'est-ce qu'être humain ?

Pas facile de répondre d'emblée de façon générale.
Alors, je me demande : Quand est-ce que je me sens humain ?

Quand je suis tourné vers l'autre, que j'ai l'impression de le comprendre, de le ressentir, quand je trouve en l'autre finalement quelque chose qui me parle ou qui me touche, peut-être quand j'arrive à saisir par je ne sais quel sens ce qu'il y a d'universel en lui.

Maintenant, quand est-ce que je me sens inhumain ?

Lorsque je suis insensible à la souffrance d'autrui, quand la misère me laisse indifférent.

Est-ce à croire que l'humanité s'évalue au degré de sensibilité ? Pas seulement.

Comme l'ont suggéré des têtes bien pensantes, il y a aussi la conscience réflexive qui fait de moi un être humain.

Finalement, la multitude d'interprétations du sujet n'a fait que révéler la complexité du genre humain.
Et aussi sa richesse.

On se sent tout de suite exister un peu plus... et se sentir exister dans le regard de l'autre, n'est-ce pas déjà un pas possible vers plus d'humanisation... ?

Amine Lotfi

amine lotfi soukhal 11/11/2016 12:03

Malgré les incertitudes qui planent il ne faut pas désespérer, sinon il n'y a pas lieu de croire encore en notre pays, il suffit parfois d'une étincelle pour que la lumière jaillisse et inonde le monde, les pessimistes et les résignés il y'en avaient à foison lorsqu'il fallait prendre les armes contre la France, au tout début il n'y avait que quelques volontaires, pourtant ils ont su allumer la flamme de l'espoir qui a illuminé l'ensemble du territoire, du Nord au Sud de l'Est à l'Ouest, les quelques volontaires se sont vite transformés en milliers de bataillons.
Reprenons notre courage à deux mains, car malgré les lâchetés, le double jeux et les compromissions de celles et ceux qui ont vendu leurs âmes au diable pour des clopinettes, le peuple algérien n'est et ne sera jamais un peuple mort, tant qu'il y a de la vie, il y aura de l'espoir, pour l'Algérie et son peuple il suffit d'y croire.!!!!!!!!!!!!
Amine Lotfi