Publié le 3 Décembre 2013

Récits et chroniques d'après: Charles Hericault et Louis Moland 1878. (blog ;Au fil des mots et de l'histoire)

Une vision des militaires français du 04/12/1852.

 

 

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Rédigé par HMED B.

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Publié le 3 Décembre 2013

Pour la mémoire et à l'occasion de la célébration de cet événement historique par notre ville ;nous republions cet article déjà paru il y a une année jour pour jour.

 

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« Le car­nage fut affreux ; les habi­ta­tions, les tentes des étrangers dres­sées sur les places, les rues, les cours furent jon­chées de cada­vres. Une sta­tis­ti­que faite à tête repo­sée et d’après les meilleurs ren­sei­gne­ments, après la prise, cons­tate le chif­fre de 2 300 hommes, femmes ou enfants tués ; mais le chif­fre de bles­sés fut insi­gni­fiant, cela se conçoit. Les sol­dats, furieux d’être canar­dés par une lucarne, une porte entre­bâillée, un trou de la ter­rasse, se ruaient dans l’inté­rieur et y lar­daient impi­toya­ble­ment tout ce qui s’y trou­vait ; vous com­pre­nez que, dans le désor­dre, sou­vent dans l’ombre, ils ne s’attar­daient pas à établir de dis­tinc­tion d’âge ni de sexe : ils frap­paient par­tout et sans crier gare ! » ( Pein, Lettres fami­liè­res sur l’Algérie, 2e édit, p. 393)

   

Bennacer Ben Chohra

 

Membre de la tribu des Ma'amra et el Hadjadj, rattachée elle-même à la tribu des Arb'ae, Bennacer ben Chohra ben Ferhat naquit en 1804.

 

Il débuta son combat en 1851et fut arrêté à Mascara près de Boghar qu'il quitta en cachette le 05 septembre 1851. Il rejoignit le chérif Mohamed Ben Abdallah à Rouisset (Ouargla) et agit en coordination avec lui. Il s'acharna à défendre la ville de Laghouat et ses ksours ainsi que Ouargla.

Il se réfugia à Tozeur et Nafta dans le Djerid tunisien et en Tunisie, noua des contacts avec les réfugiés algériens. A partir de là, il lança des attaques contre les agents français.

Lorsque la résistance des Ouled Sidi Cheikh fut déclenchée en 1846, Bennacer Ben Chohra retourna clandestinement en Algérie, entra à Ouargla, prit contact avec Si Laâla le 6 août à Takine et participa avec lui à de nombreuses batailles.

En 1865, il retourna à Ouargla en compagnie de Si Laâla, se rendit à al Méni'â et Ain Salah en vue de mobiliser les gens et étendit son action jusqu'à Aïn Madhi.

Tout en menant son combat en Algérie, il n'interrompit pas ses contacts avec la Tunisie où il continuait à se rendre pour recruter des partisans, fomenter des plans et assurer la fourniture d'armes et de provisions.

Il participa à la résistance d'El Mokrani et El Haddad en 1871, agissant sur le front du Sahara oriental.

Après l'arrestation le 20 janvier 1872 de Ali Boumezrag, chef des partisans d'El Mokrani, près de Rouissett, Bennacer Ben Chohra poursuivit son activité à partir du Djerid et Nefzaoua jusqu'à ce que le Bey de Tunis l'oblige à quitter le territoire tunisien. Il se rendit à Beyrouth où il mourut en 1884.

Par Si Hadj Aissa Mohammed.

     

Cette carte montre une vue d’ensemble de la ville de LAGHOUAT avant sa prise par les français en 1852 La ville a été assiégée pendant plusieurs jours avant d’être occupée, la moitié de la population massacrée sans pitié et la palmeraie (Nord et Sud) saccagée et détruite, et la majeure partie de la population restée en vie bannie vers d'autres régions. Sur les 5000 habitants seuls 500 personnes ont été admises à demeurer à LAGHOUAT.

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 Je pars éclaireur par devoir,c'est une prière

Les canons des roumis grondent et je m'avance au premier rang

Pour le péril je suis volontaire,méprisant or et caïdat 

je cours vers le premier étendard

Foi dans le coeur et sur la lèvre la chahada

Et mon cheval ;parfait compagnon

Prévient mon commandement

(L'étendard interdit) Poeme de Mohamed Belkheir

 Par Rahmani ABDELKRIM.

 

Mr: SOHBI ALI sociologue a Commencé par ce mot(d’holocauste) qui s’explique ,s’interprète selon des sens qui conviennent à l’image des instigateurs infatués inventeurs des conflits, ces assimilations ont pour but berner déformer l’historicité, vouloir admettre qu’en introduisant quelques définitions hypothétiques idiotes ici et là on parvenait à contraindre d’oublier les impunités, vouloir faire disparaître l’acte impulsif et sanguinolent des Robert par des métaphores et emphases est une honte. SI l’holocauste signifie une offrande généreuse (animale) en l’honneur d’une divinité pour guérir. Où dénoncer un massacre massif, s’agissant d’une victime entièrement brûlée faisant allusion aux fours crématoires. Ou orthographié pour l’esthétisme : Faire don de sa vie pour une cause, hélas toutes ces présentations ne changent en rein à l’opiniâtreté et à la bravoure des résistants morts pour des principes ,ces nouvelles expressions explétives font du résistant un vulgaire suicidaire , autodestructeur, les anathèmes visent à disculper les vrais coupables pour le coller aux victimes par ironie moqueuse du commanditaire, à travers ces lapsus ,théories adverbiales Moliéresque, les massacres perpétrés contre des civils sont considérés vestiges du passé glorieux , actes de bravoures à l’inverse les hécatombes fosses communes que l’on découvre ici et là ne sont que cadavres d’autochtones s’ ayant donné la mort collectivement, alors comment expliquer les charniers l’extermination du 02 décembre 1852 survenue A LAGHOUAT pour le savoir laissons la parole aux auteurs auxiliaires tels JEAN MELIA -FROMENTIN ,ROCH, LAVISSE ,REDON ,et autres officiers supérieurs développer a leur manières les péripéties honteuses : Dans (LAGHOUAT OU LES MAISONS ENTOUREES DE JARDINS ) édition 1923 MELIA disait : Il fallait se digne et sublime holocauste pour prouver à toutes les tribus guerrières de ce sud Algérien, les stoïques vertus de la patrie Française. se qui voulait dire que ce génocide d’extermination est justifie pour prouver la grandeur de la France , sa noblesse par le cœur et le courage, une France généreuse dans sa victoire , pour expliquer ces diatribes , c’est au tueur de supporter la douleur avec courage et non l’inverse,essayons de savoir ou l’auteur est allé s’informer pour laisser glisser par imprudence le mot ( holocauste ) qui dit gros, certes l’armée coloniale na pas pardonnée aux Laghouati de s’y être défendus vaillamment ,Bugeaud disait « le prestige national ne permettant pas que nos soldats fussent battus par des indigènes . » la perte d’officiers de hauts rangs tués dans cette bataille fut constater avant qu’ils n’emploient leurs chimiques car les colonnes de Médéa et de Boussaâda étaient déjà au portes de notre ville mais insuffisante . selon les spécialistes ils ont du attendre les renforts d ‘ORAN, SAIDA MASCARA à leur tete PELISSIER l’orientation du vent dans le sens qui convient pour utiliser le gaz asphyxiant , chose que confirme les rapports militaires confidentiels, sans être perfectible pour déchiffrer . Laghouat devenait une affaire sérieuse tous les insoumis à l’autorité coloniale ont trouvé refuge dans cette ville RANDON disait :Le chérif fanatisait les défenseurs , le sud des trois provinces menaçait de s’enflammer , et si jamais on ne venait pas vite à bout de cette insurrection les choses nous échapperons s’est au 21 novembre 1852 que la confrontation a débuté sérieusement, les forces autour de Laghouat étaient suffisantes selon les stratèges , ellipses faisant allusion aux nouveautés de la haute intelligence Française ,et la surprise qu’il réservait aux combats les choses deviennent plus claires en lisant attentivement le premier rapport rédigé des mains du général Pélissier le 04 décembre 1852 chef des opérations pour la prise de LAGHOUAT qui disait « Je vous envoies, sans perdre un seul instant le rapport émouvant, et sur ce brillant fait d’arme . » plus bas continu « Je vous communiquerais les détails plus circonstanciés de cette belle affaire, dés qu’ils me seront parvenus. » On avait jugé commode de s’en débarrasser en les y jetant, au lendemain de la conquête .le général parlait de confidentialité sur le résultat du résidu chimique au général de division RANDON gouverneur général d’ALGÉRIE car il ne savait absolument rien sur la situation a l’intérieur de LAGHOUAT , mettre fin à la vie de plus de 3..790 hommes femmes enfants sur une population barricadée derrière une forteresse inexpugnable au soir du 02 décembre 1852 s’expliquait par une seule manière les gaz asphyxiants , selon le général randon du Barail( mes mémoires ) parlant du Général Pélissier qui disait dans l’un de ces rapports « aux éloges que j’ai donnés à l’infanterie ,je dois ajouter surtout celui des armes spéciales . » continu l’artillerie à dignement fêté la sainte Barbe , faite le lien entre 1572 et 1742 ,tout cela démontre qu’il y à bien eu génocide contre une population désarmée à LAGHOUAT ,dans un autre rapport le général du BARAIL dévoile l’existence de ce gaz ou le chef d’opération d’anéantissement disait « j’aurai sans doute à vous signaler les services de cette arme » rajoute « le train a rendu de vrais service » se qui se traduit par la vaporisation ou sublimation d’un état solide à un état gazeux expédié à l’aide de boulets et obus , jusqu’ici tout est clair car nous devons nous rendre a l’évidence cet holocauste à bien eu lieu pour la première fois dans l’histoire ici chez nous , a entendre le général PELISIER dire au commandant CHABRON : vous ne faite pas assez vite pour cette sale besogne , s’est à dire se débarrasser des cadavres en les jetaient dans les puits explique qu’il était devant une situation épidémique grave ,à noter que tous les militaires sont restés loin de la ville par peur d’influences pestilentielles la pesanteur les décompositions étaient insupportables . Les rapports le CLERC transmis au Maréchal Vaillant sont plus détaillés ce dernier il disait « la mortalité était au dessus de la moyenne des mois après les combats. » Pour dire que les chiffres réels surtout ceux des résistants venus en renforts défendre LAGHOUAT n’était pas comptabilisés parmi les gazés pour minimiser des dégâts. Le général Du Barail disait la ville avait subi tous les horreurs elle connut tous les accès, l’énigme reste cette phrase ou il disait « les rues, les maisons étaient remplies de cadavres. » Un vrai carnage des morts asphyxiés sans avoir ni participer ni mis le nez dehors par (le chimique) les quelques survivants atténués furent exécutés froidement, les femmes se faisaient charcutées pour les quelques pièces d’or accrochées aux cous ,anneaux aux doigts , les quelques enfants qui furent épargnés par miracle ont subi des cruautés inouïes ,ils recevaient pour nourriture un biscuit jour, l’après midi ils étaient conduits s’abreuver à la rivière de l’oued MZI comme des bêtes, d’ailleurs toutes les propriétés sont passées sous séquestres but de cette opération ,les Laghouati chanceux à cette extermination n’avaient aucun droit sur leurs biens , Fromentin dans un été dans le Sahara page 110 selon des rapports confidentiels il disait ; On sentait que le courant était entré par ici et n’avait fait que se répandre ensuite jusque là bas ,Dieu merci vous ne connaitrez jamais chose pareil, (faisant allusion a l’impureté de l’air) ,la question serait de savoir de quoi était doté l’armée de cet empire pour rayer une ville en un temps record, pour le savoir laissons l’ oeuvre de la science Française répondre , dans le travail maximum et la comparaison graine de chimie de GERHARDT qui disait : le physicien et le chimiste sont des soldats sans armes sur les champs de batailles « l’homme des laboratoires été digne de son frère martyre . » se qui veut dire que les succès des laboratoires ont permis d’oser déclencher des guerres ,il le précise bien dans la haute et la grande intelligence (La France a su fournir un effort et des résultats comme aucun pays )l’académie des sciences ne fut elle pas crée en 1666 depuis tous les savants ont à leur actif des procédés de liquéfaction du gaz , CHARLES GERHARDT 1816 – 1856 qui depuis 1846 parlait de ( chaire de chimie) ce professeur des sciences de Montpellier ,et les savants des laboratoires au jardin des plantes ont exécuté des recherches sur la radioactivité , corps phosphorescents ,et c’est là aussi que se vérifia l’efficacité des gaz asphyxiants ,et c’est aussi dans ces locaux que seize mille deux cents chiens servirent a l’expérience ,il n’y à pas de doute qu’à la nuit du 02 au 04 décembre au matin les forces Françaises sous commandement du général Pélissier avec leurs 08 bataillons ,04 détachements ,10 escadrons ,01 compagnie d’élite , l’artillerie ,le génie ,l’infanterie , la cavalerie, sous commandement de 04 généraux une cinquantaine de hauts officiers sont partis expérimenter leur gaz sur Laghouat par traîtrise encouragés par leur chimique, tome 02 , page1 66 , cinquième édition 1895 (dans les mémoires) est plus explicite sur le chloroforme et dérives ,écoutant se que disait Pélissier le 06 décembre 1852 .Le travail le plus urgent peut être était le nettoyage complet de la ville et de l’oasis ou de nombreux foyers d’infection étaient accumulés .Dans les décombres dans les maisons, dans les recoins des jardins pourrissaient encore des cadavres .Certains puits en étaient bondés .on avait jugé commode de s’en débarrasser en les y jetant, au lendemain de la conquête, alors qu’il était question de tout raser et de ne rien laisser derrière soi. Mais maintenant qu’on s’établissait, il fallait donner à toute cette pourriture humaine une sépulture plus régulière ;car il était impossible de vivre ,sans des dangers terribles ,au milieu d’un pareil charnier ,je commençai par faire rentrer en ville toute une population Arabe ,dépossédée et tremblante pour son sort .Je lui assignai des quartiers provisoires, ou elle s’établit tant bien que mal, et j’organisai au milieu d’elle des escouades de travailleurs, dont le salaire me permit de répandre quelque peu d’argent parmi ces pauvres diables, en même temps qu’elles m’aidèrent à faire disparaître toute cette pourriture .Bientôt nous n’eûmes plus rien à craindre, et on put circuler dans les rues sans se boucher le nez oui Laghouat n’a pas cédé facilement aux usurpateurs spoliateurs , Laghouat a englouti dans sa disparition un grand nombre officiers abattus aux bas fonds de cette forteresse enterrée peu après sur la brèche , l’ennemi organisa une cérémonie en présence du général RIVET chef des armées , L’ABBE Suchet grand vicaire de l’évêque d’ALGER , les grands de cette civilité venu assister aux funérailles de leurs soldats morts aux portes de LAGHOUAT , observer la ville rebelle qui à tant résister ,la ville qui empêcha l’expansionniste français à conquérir le sud, oui qu’ils ne s’attendaient pas à une relève aussi opiniâtre dirigée par un valeureux Laghouati au nom de BEN NASSER BEN CHOHRA qui continua une lutte sans merci contre l’ennemi ,pour l’histoire il à fallu attendre 1882 soit trente ans à l’armée Française pour rejoindre GHARDAÏA et ceci malgré le traité de 1853, EL GOLEA fut détournée , car on ne passait pas par LAGHOUAT sans payer un lourd tribut, la génération qui participa de 54-62 à démontrer prouver, à cette civilité destructrice de l’espèce humaine ,ce que veut dire LAGHOUAT.

       Rahmani ABDELKRIM(professeur spécialisé à l'INSFP de Bordj Bouareridj.)

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Publié le 3 Décembre 2013

De Bachir Rouighi(facebook).

 

 

 

 

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Publié le 2 Décembre 2013

 

 

 

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Un vieux Musulman habitait une ferme dans les montagnes du Kentucky avec son petit-fils. Chaque matin le Grand-père s'asseyait à la table de la cuisine pour lire son coran. Son petit-fils voulait être juste comme lui et essayait de l'imiter de toutes les façons qu'il le pouvait. 


Un jour le petit-fils demanda : « Pépé ! J'essaie de lire le coran juste comme vous mais je ne le comprends pas, et ce que je comprends je l'oublie aussitôt que je ferme le coran. A quoi ça sert de le lire ? » 


Le Grand-père s'arrêta silencieusement de mettre du charbon dans le four et répondit : 

« Prend ce panier de charbon et amène moi un panier d'eau de la rivière ». 


Le garçon fit comme il lui a été dit, mais toute l'eau coula avant qu'il ne soit retourné à la maison. Le grand-père rit et dit : «Tu devras aller un peu plus vite la prochaine fois, » et il le renvoya à la rivière avec le panier pour ressayer de ramener de l'eau dans le panier. Cette fois le garçon couru plus rapidement, mais une fois encore le panier était vide avant qu'il n'atteigne la maison. Hors d'haleine, il dit à son grand-père que c'est impossible de porter de l'eau dans un panier et il alla chercher un seau. 


Le vieil homme lui dit, « je ne veux pas un seau d'eau ; je veux un panier d'eau. Tu ne vas pas assez vite » et il sortit pour regarder le garçon essayer encore une fois. 


A ce moment, le garçon su que c'était impossible, mais il voulait montrer à son grand-père qui même s'il courrait aussi vite qu'il le pouvait, l'eau s'écoulera avant qu'il ne soit retourné à la maison. 


Le garçon plongea le panier dans la rivière et couru très vite, mais quand il atteignit son grand-père le panier était encore vide. Essoufflé, il dit, « Tu vois Pépé, c'est inutile ! » 


« Donc, tu penses que c'est inutile ! » Le vieil homme dit : « Regarde le panier ». 

Le garçon regarda le panier et pour la première fois il se rendit compte que le panier était différent. Il s'est transformé d'un vieux panier de charbon sale en un panier propre, à l'intérieure comme à l'extérieure. 


« Mon fils, c'est ce qui se passe quand tu lis le coran. Tu ne peux pas comprendre ou tout te rappeler, mais quand tu le lis, tu changes ton intérieure et ton extérieure. C'est le travail d'Allah dans notre vie ».

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Publié le 1 Décembre 2013

 

 

 

Article du 08/01/2013.

Récit de Omar Marfoua écriture H'med B.

 

 

 

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Depuis quelques temps des souvenirs comme dans un rêve m'apparaissent sous forme de flashes.Et je me revois enfant courant dans l'avenue qu'on habitait et ou feu mon paternel rahimahou Allah avait son petit restaurant .L'avenue Marguerite que de souvenirs ,une animation particulière et des voisins exceptionnels.Je me laisse aller à ses songes et à cette douceur de mon lointain passé qui m'envahissait .Je me vois sortir de la maison de Benkarnou située à El gharbia ,mon champ de vision allait jusqu'au garage Benghayar.Je marchais joyeux et confiant ,j'étais dans mon territoire.Après quelques pas ,une grande ombre se projetait devant moi ,j'étais tétanisé et je savais qui c'était sans tourner la tête .Mon sixième sens était en éveil ,ce ne pouvait être que lui.Mais lui qui? Laid ,on l'appelait aussi "Ringuila" aller savoir pourquoi?J'avais une peur bleue de ce type comme tous les garçons de mon âge d'ailleurs .Le pauvre type était inoffensif mais on lui avait donné une réputation exagérée fruit de l'imaginaire des enfants.Il avait des jambes maigres et longues comme ceux des "saliganis" anciens tirailleurs de l'armée française et qui me faisaient peur.Je les craignais plus que les "lalijous" légionnaires qui fréquentaient le Bar en bas  de la pente juste à coté des Miliani.

J'allais rebrousser chemin vu ma grande peur de "Ringuila quand tout à coup j'aperçus mes deux héros du quartier.Je les nommais ainsi pour différentes raisons.Marzoug Boussalah rahimahou Allah et Laid Medjeled.Je considérais Marzoug comme un grand frère et j'avais gardé un grand souvenir de Sidi Habib (Allah yarehmou),celui qui un jour acheta le petit poussin  jaune mécanique de chez le marchand à jouets à Bakar mon frère aîné.Je le voulais tant pour moi ce jouet que j'en ai eu une crise de jalousie.Il m'offrit le même peut de temps après pour se rattraper;je me rappelle toujours de cela .Il me l'avait donné à sa descente du camion qu'il garait un peu plus bas dans le quartier.

Laid Medjeled c'était le garçon à la page,notre James Dean et lui se pliait à ce jeu;veston cuir,jean, gomina et brillantine (le gel d'autrefois) et la moto.Le bruit que faisait le moteur,l'odeur du mélange huile essence.Même aujourd'hui je n'arrive pas à me débarrasser de cette image à chaque fois que je le vois.La mode des années cinquante/soixante .Les jeunes étaient très BCBG  sans la TV ni Internet qui n'existait pas encore.Ils étaient aux top nos jeunes.Quelle époque!Mes deux copains je les considérais ainsi,même s'ils étaient adolescents et qu'ils me prenaient pour un bébé , je n'avais que six ou sept ans.Ils me rassuraient et je pouvais continuer mon chemin .Je croisais souvent Bouhafes le scout ,un jeune que mon père appréciait pour sa bonne conduite et son dévouement.J'avançais toujours mais juste avant de tourner à droite de l'avenue;je jetais un coup d'oeil furtif du coté du Bar ,au cas ou un "lalijou" ivre était éjecté brusquement dans la rue.J'en savais quelque chose puisque j'avais été témoin par le passé de scènes de carambolage devant ces lieux.Je faisais toujours attention en passant à cet endroit pour ne pas avoir de surprises.

Mes songes continuaient,je continuais à rêver presque éveillé.Je ne voulais surtout pas que ce bien être abandonnait mon esprit .L'imâge se brouillait,j'étais  placette(Dehina)et j'entamais l'avenue Marguerite .Sur la droite,je voyais le tailleur dont je n'arrivais plus à me rappeler le nom ni à me souvenir du visâge.Devant le magasin Dehina que j'évitais parce qu'il y avait toujours des vieux assis là;ils portaient de beaux habits traditionnels avec un grand"ganar" sur la tête.ILs inspiraient et forçaient le respect.De ce coté aussi se garaient les voitures et derrière un personnâge insolite mais célèbre dans toute la ville gribouillait sur un papier les matricules des véhicules pour un soi-disant P V.C'était "El Finga" que je craignais aussi .Je passais devant le magasin Hadj Bouhafes Regue ,chose étrange je me rappelle à peine de Kouider qui a mon âge mais je connaissais mieux ses frères plus âgés Amira qui m'aimait bien et Mebarek.Ce dernier m'arrêtait souvent pour faire la causette ,il m'estimait beaucoup.Je fus témoin un certain jour de décembre d'un événement terrible qui avait marqué ma mémoire;c'était ce jour ou la jeep de l'armée française ramenait le corps sans vie du Chahid Abbas rahimahou Allah tombé sous les balles assassines d'un harki.Mebarek adolescent criait et hurlait sa douleur et sa colère ;c'était terrible pour le gosse que j'étais et qui ne comprenait rien à tout ça.Heureusement que ce fameux jour ,j'étais en compagnie de mon oncle Sidi Hamad qui m'avait consolé et rassuré.

 

 

On ne passait pas par Bouameur sans faire un tour à l'intérieur et voir le nouvel arrivage d'illustrés et de bandes dessinées et à l'instar de mon ami H'med B ,j'entrais et regardais pour aller annoncer la nouvelle à mon oncle Bachir.Le seul qui pouvait se permettre de les acheter ,moi je devais attendre mon tour pour les lire car j'étais le plus jeune dans la liste des Marfoua.De chez Bouameur je traversais l'avenue pour aller en face là l'autre magasin des cousins Regue.Ceux là ,habitaient Ksar Bezaim le fief de ma grande famille.Il étaient les propriétaires d'un grand jardin mais surtout de la fameuse piscine du même nom et lieu culte pour la jeunesse de Laghouat en été.

Derrière le comptoir Si Allel vendait de la DDT(insecticide standard de l'époque)et bien sur il y avait d'autres produits de la chaux du plâtre,du confre etc...Mais le plus frappant c'était l'odeur entremêlée qui se dégageait de l'intérieur ;une odeur qui personnifie ce magasin.Un autre Régue s'invita dans mes songes en passant à cet endroit;Farid  que j'avais vu pour la dernière fois ici même avant qu'il ne quittât la ville à jamais.Sacré Farid ,le plus beau gosse de tous les Regue dans mon souvenir.

En trottinant dans les arcades ,je passais devant le magasin ou l'on vendait de la laine teinte à toutes les coule ures et ou une certaine odeur de souffre polluait l'atmosphère (le souffre était utilisé comme fixateur à l'époque).Je me demandais souvent ,pourquoi ma mère dressait parfois son fameux tepee à l'indienne dans la " houdjra"qui commençait à puer le souffre peut de temps après.Un autre souvenir qui n'avait pas disparu de mes songes.

Devant le magasin Chaiba,j'eu une pensée pour le fils aîné de ce commerçant notable,disparu dans le désert après une panne de camion.Allah yarhemou.

Je passais la rue de Si Lajdel(Jouane pour les clients)et là ,j'étais dans mon élément,mes arcades,mon fief à moi.Garig (Bedj Benyoucef)le restaurateur me prenait dans ses bras et m'enlaçait tout en me soulevant comme un petit sac de patates et cela devant ses propres enfants qui étaient un peu jaloux de l'affection de leur papa pour moi.Hacene et Noureddine me lançaient un coup d'oeil envieux.Tout ce tumulte et ce brouhaha attira l'attention de mon père qui sortait de son restaurant juste à coté en me lançant son cris de guerre"Omar j'en ai marre" c'était sa façon à lui de me montrer qu'il était content de me voir.Et se faisant l'écho de mon père Lahcene Djaballah répétait les mêmes paroles"Omar j'en ai marre" sous le regard innocent et amusé de ami Mabrouk le cycliste qui vaquait à sa besogne dans son petit magasin juste à coté.C'était l'oncle paternel de mon père.

Cette visite tardive en fin d'après-midi coïncidait avec les premières fournées de brochettes de Sidi (c'était ainsi que j'appelais mon père).Sidi qui était du genre bon vivant criait à ses clients "EL hachawa ahchat wa el kerch khewat" et profitant de ma présence à ses cotés ;il me chargea de livrer la commande du Bar Marguerite en face.La raison était toute simple ,les pourboires à un gosse étaient de plus en plus généreux;c'était une question de marketing.C'était mes premières leçons de marketing apprises avenue Marguerite et non pas dans une université britannique.

 

Plus loin dans les arcades, le magasin de confection Si Keciba et celui de mon oncle Sidi hamad et son fils Hamid transformé en magasin pilote pour la vente de denrées alimentaires juste après l'indépendance.Le souvenir de beaucoup d'anecdotes commençait à surgir de mes songes que je préfère arrêter ici pour ce délai.La suite c'est une autre histoire.

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Rédigé par HMED B.

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Publié le 30 Novembre 2013

 

 

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Tout le monde aime les grandes et belles histoires sur la vie des grands hommes de ce monde qu’ils soient sportifs, artistes, politiciens, entrepreneurs, etc.
On se délecte des "sucess stories" et cela nous motive à notre tour. Leurs échecs et leurs déboires sont cependant moins mises en avant contrairement à leurs succès qui font l’actualité des média. Et parfois, lorsqu’ils deviennent des légendes vivantes, on en oublie presque que ce sont des hommes et femmes tout à fait normaux qui ont connu leurs moments sombres.
A Michael Jordan, il avait été dit qu’il ne serait jamais un joueur pro car malingre. Lionel messi souffrait d’une maladie hormonale et avait seulement 1,11 mètre à l’âge de 10 ans. Eto’o Fils, à 14 ans avait été rapatrié de France car sans papiers et avait dû rejoindre un club de formation au Cameroun d’où il a été repéré quelques mois plus tard par des recruteurs. Mais, ces 3 essais en France sont échec. Retour au Cameroun avant une autre tentative 1 an plus tard, cette fois sera la bonne.
Je vous laisse aller à la découverte de la vie d’Oprah, de Steve jobs, de Mandela, etc et de vous attarder sur leurs moments sombres, leurs échecs et ratés.

Toutes ces personnes avaient mille raisons  d’abandonner mais sans doute une seule raison de réussir, celle d’avoir une histoire à raconter. Une histoire n’est belle et captivante que lorsqu’elle contient du suspense, de la peine, de la joie, de la peur, des jours sombres, des jours ensoleillés.
S’engager à avoir une histoire à raconter, c’est accepter d’affronter les revers de la vie et à nous relever après chaque chute! Panser chaque blessure et retourner au combat. Chaque cicatrice racontera une bataille. Chaque échec sera l’engrais du prochain succès.
Une belle histoire ne s’écrit pas uniquement à l’eau de rose. Elle s’écrit aussi de larmes et de sueur. Elle nous élève et nous révèle nos richesses intérieures. Elle nous forme et nous transforme.
Nous avons tous une histoire à raconter et une belle d’ailleurs. Mais combien sont-ils prêts à en payer le prix? Le prix des choix difficiles, des changements de trajectoire, des risques à prendre, du recommencement à zéro ?
Notre histoire est écrite par nos actions, notre engagement à réaliser nos rêves, notre ambition à laisser des traces, notre volonté d’accomplir de grandes choses…
La bonne nouvelle est que nous avons tous une histoire à raconter de toute façon mais nous devons choisir de raconter une belle histoire, la plus belle possible.

Adama GOROU
Coach Formateur en Leadership et Développement Personne

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Publié le 28 Novembre 2013

 

 

De Bachir Rouighi(facebook)

 

 

 

 

La grande mosquée dite " El safah " en cours de construction sur le périmètre de l'ancienne Kasba de Bensalem.

 

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Quelques édifices après la reconstruction de la ville suite à sa prise en 1852.

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Rédigé par HMED B.

Publié dans #Art et culture.

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Publié le 27 Novembre 2013

Posté par Ahmed Chatta Belmécheri.

 

 

 

 

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Les joueurs debout de gauche à droite :Boucherit(rahimahou Allah),Akkaka,?,Hadef Bachir,Kouidri Attallah.

Accroupis:Cheraier Kaddour,Zegnini Mabrouk,Bey,Hadef Madani,Moulai.

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Publié le 27 Novembre 2013

De Ramus Hamel(facebook).

 

Jules Taupin Clément (1863-1932) parmi ses toiles consacrées à LAGHOUAT (DANSE À EL AGHOUAT- Avant la mosquée de Laghouat-LES FILEUSES).
Jules Taupin 1863-1932, peintre, étudie à l'école des Beaux-arts de Paris, avec Benjamin-Constant et Jules Lefebvre. Il expose ses œuvres au Salon de la Société des Artistes français à partir de 1893 jusqu'en 1931. Taupin réalise des scènes de la vie quotidienne des habitants des villes sahariennes. Le peintre est médaillé à l'exposition Universelle de 1900

 

 

 

 

 

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De Bachir Rouighi(Facebook)

 

 

Oeuvres de Gunther Loper(1916-1993)

 

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Publié le 26 Novembre 2013

 

 

 

 

 

aniheart

 

 

 

 

 

Bonjour, comment puis-je vous aider? 

- Je voudrais installer le programme "Amour". 

Pourriez-vous m'indiquer la procédure, s'il vous plaît ? 

- Bien sûr, prêt pour l'installation ? 
- Oui, mais je n'y connais pas grand chose en programmation. 
Par quoi commence-t-on? 
- Ouvrir votre cœur est la première étape pour l'installation. 
Avez-vous localisé votre cœur ? 
- Oui, je l'ai trouvé. Mais il y a d'autres programmes qui fonctionnent en même temps.
Puis-je continuer l'installation tout de même ? 
- Voyons voir. Quels autres programmes fonctionnent présentement dans votre cœur ? 
- Et bien, je vois "Blessures-du-passé.Exe",
"Mauvaise-estime-de-soi.Exe", "Rancune.doc" et "Colère.com.". 
- Pas de problème. 
L'installation de votre programme "Amour" 
effacera graduellement les "Blessures du passé" de votre système. 
De plus, durant l'installation, le programme "Amour"
remplacera votre "Mauvaise estime de soi" par son propre programme intégré,
"Meilleure estime de soi". 
Par contre, vous devez absolument fermer vos fichiers "Rancune"
et "Colère", car ceux-ci pourraient empêcher votre programme "Amour" de fonctionner correctement. 
- D'accord, mais pourriez-vous m'indiquer comment les fermer correctement ? 
- Allez dans votre menu principal et trouvez le programme "Pardonner".
Démarrez-le et faites-lui faire le ménage de votre système au complet. 
Vérifiez qu'il enlève complètement la "Rancune" et la "Colère". Cela est très important. 
- D'accord, c'est fait. 
Hey ! L'installation du programme "Amour" a démarré ! 
- Oui, il est programmé pour s'installer aussitôt que la "Rancune" et la "Colère" 
ont été supprimées de votre système. 
Vous devriez recevoir un message vous demandant si vous voulez installer ... 
"Amour pour la vie" dans votre système. Est-ce que vous l'avez reçu ? 
- Oui, je l'ai reçu. Et j'ai répondu oui. 
Est-il bien installé, maintenant ? 
- Oui, mais souvenez-vous que votre programme "Amour" est une version partagée. 
Vous devriez vous connecter à d'autres cœurs pour des mises à jour essentielles 
à son bon fonctionnement. 
- Oups, je viens de recevoir un message d'erreur, déjà ! 
- Que dit ce message, Madame ? 
- Le message dit "ERROR 142 
- PROGRAM NOT RUNNING ON INTERNAL COMPONENTS". 
Qu'est-ce que ça veut dire ? 
- C'est un problème commun qu'on voit souvent lors de la première installation. 
- D'accord. Que dois-je faire, alors ? 
- Regardez dans votre menu principal. Vous devriez voir les cases "S'accepter soi-même". 
Je vous conseille, si cela n'est pas déjà fait, de cocher aussi les cases "Se pardonner soi-même", 
"S'auto-féliciter" et "Connaître ses propres limites". 
D'ailleurs, vous devriez supprimer les options "S'autocritiquer" et "Se renfermer sur soi-même". 
- C'est fait ! 
Tiens, il y a de nouveaux fichiers qui viennent d'apparaître dans mon cœur... 
Il y a le fichier "Sourire.JPG" qui vient de s'ouvrir, puis le fichier "Bonheur.mpg" 
qui se met à jouer et le programme "Paix-intérieure.exe" qui vient de démarrer. 
Ho là là, est-ce normal ces nouvelles couleurs et ces nouveaux sons ? 
- Oui, tout à fait normal, 
Et il y en a beaucoup plus. Vous les découvrirez tout au long de vos futures mises à jour. 
- Une dernière chose avant de terminer... 
- Oui? 
- N'oubliez pas que ce programme est gratuit. 
Et en tant que logiciel partagé, il vous serait profitable de le partager avec les autres 
qui pourraient en avoir besoin. 
N'oubliez pas que, plus vous partagerez avec d'autres cœurs, plus votre programme se développera. 
- Je vous remercie de tout cœur ! 





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Rédigé par HMED B.

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