LE FILM SUR BENACER BEN CHOHRA SERA PROJETÉ EN AVANT PREMIÈRE Â L’UNIVERSITÉ AMAR TELIDJI.

Publié le 24 Septembre 2013

 

 

 

 

 

AlgerieConqueteCavalier-45c54

 

 

Le réalisateur Med Chenaf au centre Le film documentaire très attendu, sur le valeureux résistant Benacer Ben Chohra (1804-1884), sera projeté en avant première à l’université Amar Telidji de Laghouat. Contacté par Liberté, Mohamed Chenaf, le réalisateur, nous a confirmé que celle-ci aura bien lieu le 25 du mois en cours à 15 H30 en sa présence et celle du producteur et de tous les comédiens qui ont participé à cette fresque historique. ‘’J'ai réalisé deux documentaires de 52 minutes chacun qui seront diffusés ultérieurement sur la chaîne Nationale et sur Canal Algérie’’, nous a confié le réalisateur. Ayant obtenu l’aval des pouvoirs publics algériens depuis des mois, le film documentaire a été réalisé pour le compte de la Télévision algérienne en coproduction avec le ministère de la Culture et de l’Agence algérienne pour le rayonnement culturel (AARC). Le reportage a été réalisé en deux parties retraçant fidèlement la vie et la résistance de celui que les Français prénommés il y a 160 ans et des poussières, le “ marin du désert”. Accompagné de son scénariste et de quelques acteurs et figurants issus majoritairement de la région de Laghouat, le réalisateur Mohamed Chenaf dévoilera au public qui est cordialement invité, la bande annonce du film. Cette première projection fera certainement plaisir aux cinéphiles Laghouatis qui étaient déjà fort nombreux lors des séances de tournage du film dans plusieurs localités de Laghouat, au grand sud Algériens et en Tunisie. Il faudrait dire que le tournage de ce film documentaire n’a pas été une sinécure pour Mohamed Chenaf. Ce réalisateur-producteur a sillonné avec son équipe technique des milliers de kilomètres partout à travers le pays, dans le sud et en Tunisie, pour interviewer des personnalités et des historiens sur la vie et le combat de ce “résistant émérite”. Le premier tour de manivelle du tournage a été donné le 11 mars dernier à Laghouat, ensuite l’équipe s’est rendue à Rouissat (Ouargla), Touggourt, El-Oued, Nafta et la région du Jérid (Sud ouest de la Tunisie), Biskra, Boussaâda. Durant ce périple, le réalisateur a procédé à des interviews et pris des images des différents paysages inhérents à chaque région. Alger fut la dernière escale de ce périple sans limite, où il interviewera également des historiens algériens au sujet de ce mythique héros que l’histoire a volontairement occulté. Durant les séances de travail, M. Chenaf butera comme tous ceux qui voudraient défricher les sentiers battus de la mémoire collective sur les « non dits » véhiculés par “la tradition orale” qui est souvent battue en brèche. “C’est connu ; les autochtones n’ont pas beaucoup écrit et n’ont pas transmis leurs versions des faits”, nous a-t-il expliqué. Beaucoup de problèmes ont surgi pendant le tournage, entre autre celui de réaliser des séquences en 3D, qui n’ont pu se faire faute d’un financement conséquent. Agissant en professionnel et de surcroit originaire de la région, Mohamed Chenaf n’est pas allé par trente-six chemins pour réaliser son film documentaire. En effet, à Laghouat après avoir interviewé les descendants de la famille Ben Chohra, les Drissi et les Ferhat, il en a fait de même avec les hommes de culture de la région, notamment l’écrivain Lezhari Lebter et Amine Lotfi Soukhal, érudits en histoire de Ben Nacer Ben Chohra. Â Rouissat (Ouargla), Il a interviewé cheikh Lahcène El Hassani de la zaouïa kadiria, ainsi que d'autres personnalités imminentes férues en histoire, sachant que Bennacer Ben Chohra était Kadiri, comme son père Ben Chohra Ben Ferhat. Très minutieux dans ses recherches, le réalisateur rejoindra Nafta, ville située dans le sud-ouest de la Tunisie, pour rencontrer l'imam de la zaouïa Errahmania de Nafta. “Nous pensons que Ben Nacer Ben Chohra était en contact permanents avec les deux zaouïas en question et de toutes les Zaouïas du Pays qui l'ont aidé lui et tous les résistants qui se sont soulevés à poursuivre la lutte, 41 années durant jusqu’à son expulsion de Tunisie par le Bey’’, nous confirmera le réalisateur.

BOUHAMAM AREZKI

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Art et culture.

Repost 0
Commenter cet article