Laghouat, La prochaine rentrée des classes.

Publié le 2 Septembre 2013

 

 

 

 

 

 


  •  17:39
    Bouhamam Arezki Journaliste
     

    Laghouat La prochaine rentrée des classes s’annonce difficile Par : Arezki BOUHAMAM La situation du secteur de l’éducation à Laghouat ne semble pas reluisante. Ce qui a fait dire à plusieurs parents d’élèves que la rentrée scolaire s’annonce difficile dans plusieurs communes. En effet, à les entendre, jusque-là le taux d'occupation des classes, la couverture sanitaire, la prise en charge en matière de restauration, de dotation en manuels, de transport scolaire, de structures pour la pratique sportive, de chauffage, le manque d’infrastructures, l'encadrement, la formation et les activités parascolaires, constituent les points noirs communs à la majorité des établissements scolaires de Laghouat. Au chef-lieu de wilaya, le CEM des Frères Rech est dans un état de délabrement avancé. En raison de la construction de logements sur des salles de classe de l’école Harrath, il devient nécessaire de déplacer la cantine à l’école Dali-Brahim, nous dit-t-on. Ce qui est surprenant, selon la même source, c’est la construction d’un logement dans l’enceinte même de l’école Khadidja-Oum-Al-Mouminine, condamnant ainsi les fenêtres de l’école. Durant l’année scolaire 2012-2013, la surcharge des classes dans les lycées a contraint les élèves à suivre leurs cours jusqu’à 18h dans quelques établissements scolaires. Ce qui a constitué un réel problème pour ceux qui se déplaçaient de loin. Plusieurs écoles sont dépourvues de logements de fonction, à l’instar de l’école Reg-Aïssa. D’autres établissements, notamment l’école Mahmoud-Ben-H’mida, souffrent d’un déficit en équipements. Dans la commune de Khneg, en plus du délabrement des portails des écoles, la cité 1000-Logements, au quartier du 1er-Novembre, est dépourvue de lycée. À In-Madhi, capitale des Tidjanis, l’école des Frères Taybi et Kmim sont dépourvues d’aires de pratique sportive. L’école Noui Belkhir, à Ksar El-Hirane, est à ce jour sans cantine scolaire. Les robinets sont souvent à sec à l’école Guedim-Atallah. Des classes nécessitent des aménagements, selon les citoyens. Dans la commune de Houita, en l’absence d’un centre d’examen dans la localité, les élèves sont contraints de se déplacer dans les communes environnantes pour passer leurs examens de fin d’année. La même situation est valable pour Sidi Makhlouk, au nord de Laghouat, où le taux de déperdition scolaire est des plus alarmants. L’extension du lycée H’didane-Lazhari tarde à venir en raison du retard dans la construction des classes dans son enceinte, nous dit-t-on. Les élèves du village Fasfsa ont souffert des années durant du manque de transport. Le plus étonnant est la location d’un logement de fonction à l’école Zerzi-Ahmed à un tiers. La commune de Al-Assafya n’est pas du reste puisque l’école Bennana-Ahmed est dépourvue de logement de fonction, et le CEM a enregistré une remarquable surcharge des classes. Quant à Bouzbeir, localité relevant de la commune de Hassi R’mel, celle-ci est dépourvue de CEM. Un problème qui s’ajoute au déficit chronique en encadrement pédagogique et le transport scolaire qui ont toujours pénalisé sensiblement les élèves. En sus du problème de transport dans la localité de Remilya, il est nécessaire, aux yeux des citoyens, de réaliser un CEM dans la commune de Oued M’zi. La rentrée scolaire à Hassi Dellâa s’annonce catastrophique. La surcharge des classes pointe son nez comme à l’accoutumée. La cause : les travaux de réalisation de 6 classes au lycée Grinat-Benharzellah sont à l’arrêt pour des raisons inconnues par les citoyens interrogés. La plus ancienne école, construite en 1956, est à ce jour dépourvue de cantine scolaire en raison de l’absence de terrain. L’école 5-Juillet, l’école Benmouiza-Hajd-Belakhdar et le CEM 18-Février souffrent du même problème, et les enfants ne bénéficient que de repas froids à emporter. Le nombre de scolarisés étant en augmentation, “la localité nécessite 2 autres CEM dont l’un à la cité Mohamed-Ababsa”, se plaignent les parents d’élèves à Hassi Dellâa. À In Sidi Ali, au nord de Laghouat, 4 salles de classe sont bizarrement construites à l’extérieur de la clôture du CEM. Par ailleurs, pour parer au déficit d’encadrement pédagogique dans une école implantée au lieu-dit Al-Megtâ, relevant de la commune d’Al-Ghicha au nord de Laghouat, un enseignant dispense les cours de langues arabe et française pour l’ensemble des classes (de la 1re à la 5e année). Ainsi, les parents d’élèves s’inquiètent d’ores et déjà de l’avenir de leurs enfants. BOUHAMAM AREZKI

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Art et culture.

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Aissa ZIGHEM 02/09/2013 18:03


En lisant l'article ci-dessusd'Arezki Bouhamam je suis complètement effaré , on comprend à travers cet article que RIEN mais alors RIEN ne va dans les écoles , CEM et lycées de Laghouat , comme
si cette ville n'appartenait pas à la république algérienne et qu'elle n'est dotée d'aucun centime ni du Ministère de l'éducation ni de la wilaya de Laghouat et pourtant c'est une wilaya très
riche au regard de ce qu'elle encaisse grace à Hassi Rmel et pourtant Laghouat le chef lieu de wilaya est très pauvre c'est ce qu'on est en droit de constater vu le délabrement de ses
établissements scolaires ; et qu'est ce que ça doit étre alors dans les Dairas et APC éloignées. Pauvres élèves !!!