L'époque faste du bio ,l'exemple édifiant de Laghouat dans les 60's et 70's!

Publié le 19 Avril 2017

L'époque faste du bio ,l'exemple édifiant de  Laghouat dans les 60's et 70's!
L'époque faste du bio ,l'exemple édifiant de  Laghouat dans les 60's et 70's!
L'époque faste du bio ,l'exemple édifiant de  Laghouat dans les 60's et 70's!

La réponse de M.Seddik .L. au précédent article "Mieux ,il vaudrait en rire....!"

Bien futée cette bonne vieille femme. Elle a tout à fait raison nous avons vécu une époque faste, dans une totale harmonie. Un exemple édifiant à Laghouat et jusqu'au début des années 70, il n'y avait pratiquement pas de réseau d'assainissement ni de dépotoirs et il n'y avait ni épidémies ni ces hideux spectacles de cités ployant sous les immondices. La raison est simple; le bâti (ghaout ) intégré à l'entité oasienne, était un univers normé et intégré. Les rejets étaient bio (papiers, pelures de fruits et légumes, rebuts des tailles arboricoles) et constituaient un gisement de riches terreaux pour l'amendement des sols, les troncs de palmier servaient de poutres et les palmes pour couvrir les toits, le torchis pour édifier des murs épais procurant aux modestes demeures, chaleur en hiver et fraîcheur en été, les femmes confectionnaient à partir des produits de la tonte des cheptels les vêtements de la famille, les sacs (gh'rara) pour stocker les grains, de la glaise, elles tiraient des ustensiles (tajin et guedra) de l'alfa, superbes nattes et autres "gnouna" enduite de "gatrane" (huile de cade); des peaux de boucs ou de chèvres, des "chekoua " tannées et parfumées au genévrier ('ar'ar) pour baratter le lait, les mulets et les baudets pour se déplacer dans les jardins ou les souks. Les fosses septiques constituaient un ingénieux système d'assainissement naturel ; les rejets humains étaient décomposés par les vers et les micro-organismes qui pouvaient survivre longtemps du fait de l'absence détergents...et la liste pourrait être encore longue pour restituer cette harmonie d'antan entre, l'homme et la nature. Même le parler des gens était sain, bio et écologique chez nos ancêtres si friands de la mesure et de la tempérance que procurait le culte de la "ma3na" ( le discernement ) et la simplicité hélas, aujourd'hui, chassé par le consumérisme débridé autrement dit, "ELLAHFA"! S.Lamara.

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Leçons de vie.

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