La Prise de Laghouat,le 4 Décembre 1852, Laghouat,quant tu succombais!

Publié le 3 Décembre 2016

La place des oliviers en cette période.

La place des oliviers en cette période.

Mais que se passe t-il,disait la colombe au collier?
C'est la poudre qu'on fait détoner de la bouche des fûts,
Lui disait le mâle qui regagnait le palmier ,
Mince,alors! plus de paix ,se disaient ces ramiers....
Je recevais,ces jours-ci les enfants du pourtour,
Ceux qui gravitent,jours et nuits,près de ma palmeraie,
Ceux du Mechentel boisé et ceux des Amours
Et tous ces hommes,ou tout ce qu'il y en a de plus vrais...
Rahbet Lakhiar,en disait trop à ses boutiquiers,
Ses palefreniers et ses maréchaux-ferrants
Qui dégustaient fort à ranger les étriers
De tous ces redoutables qui rentraient dans les rangs...
Mon Fondouk,à moi,regorgeait ces jours-ci
De tous les blés moulus et l'orge qu'on avait grillé,
Pour nos belles juments aux garrots endurcis
Qui hennissent,comme on le sait,pour plaire aux guerriers...
Nos chameaux ou cette logistique des mieux adaptées,
En repos sur la Place et les yeux vers l'horizon,
Avec des cous aussi fiers et les dos surmontés
De tout nos bagages et nos armes en tison.....
Nos haïks brillaient de leur soie ,aussi luisant
Et nos ceinturons étaient là,chargés au plus bas,
Jusqu'à tomber sur nos genoux,gercés par les ans,
Façonnés par le temps et les rudes combats...
Les citadins,dans leurs gîtes,se régalaient de nos bruits;
Ce sont tous des cousins,à nous,ou de proches parents,
Interdisant aux français,pour cueillir un fruit ,
Au delà d'Alger,qui tombait ,sous tous les fronts....
Un bien plus riche ,comme ce mécontent inespéré,
Ou ce Yahia,déterminé pour le martyr,
Déçu à plus d'une cause et exaspéré ,
Se sacrifiait pour sa ville ,qui allait périr....
Ou comme un punique,qui serait l'oligarchie,
Nacer ,ou ce victorieux depuis qu'il était né
Et chef incontesté de l'ambulante monarchie
Des Larbaas éperviers,courageux jusqu'au nez...
Ils étaient plus que héros et chevaleresques
Ces fils turbulents qui couraient les espaces,
Saad Ben Mébarek,invincible ou presque
Immortel comme la roche et la pierre vivace ...
Tels l'illustre Benslimane,éleveurs d'étalons,
Ou ce Bouziane qui jonglait de l'épée en l'air,
A l'instar de Boudjerra qui traçait les jalons
Et visait de son fusil ,le Tel et le désert....
Vous venez tous d'avoir une historique rencontre,
D'avec ce Telli qui faisait peur aux Osmanlis
Et manipulait Yahia Agha,comme une montre,
Ou tuait Softa et tous les turcs endoloris .....
Dans la terrible gueule de Zaghez,en rébellion,
Et son lieutenant Bel Fodhil,baroudeur à Boghar
Et Ain El Barda,souvent piétinée par ses lions
Et comment,ne pas sauver,Laghouat,de ces couguars?
Ces félins qui débarquaient et violaient nos Ksours
Sur qui nous plantons nos balles et nos longs couteaux,
Mais voila,qu’Ismaël,le Mufti,plein de bravoure,
Tombait,criblé de plomb et mourait très tôt....
Yahia,le fils splendide de la haute Citadelle,
El Mokhtar et Abdelkader d'un Zaghez terni,
Vous mourez tous,comme le réclame ce vaste ciel,
Ou repris par vos anges qui vous assistaient.....
Ahmed Bendahgane,mon compagnon,sur cette terre,
Comme lui disait Telli,en bas derrière la muraille,
"Tues le,ce Bouscaren qui a violé notre père"
Aissa,El Hadj ,de mon cœur ,qui pleurez la bataille...
Ou que dans l'autre Tour ,on les accueillit d'une grêle,
Retombant sur leur poitrine,du haut des murs
Et que Morand,succombait;en plein dans son zèle,
D'un coup de sabre qui lui fendit la carrure.....
Ou que dire de nos trois mille deux cents massacrés,
Femmes et enfants,vieillards et paisibles caprins
Et toutes nos richesses,ou ce qu'on a de plus sacré,
Les jardins,les beaux palmiers et notre vie de bon train
M.S.

Tableau,huile sur toile," Le dernier combat du 4 décembre 1852,à Laghouat" .....Ainsi,l'on voit les résistants de Laghouat foncer sur les troupes françaises en haut,devant la Citadelle du Khalifa Bensalem ,comme le citent Du Barail et le Peintre Eugène Fromentin,dans son livre "Un été dans le Sahara"...

Tableau,huile sur toile," Le dernier combat du 4 décembre 1852,à Laghouat" .....Ainsi,l'on voit les résistants de Laghouat foncer sur les troupes françaises en haut,devant la Citadelle du Khalifa Bensalem ,comme le citent Du Barail et le Peintre Eugène Fromentin,dans son livre "Un été dans le Sahara"...

Rédigé par HMED B.

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