A vous Monsieur Lachkhem Abdelkader....(Rahimahou Allah).

Publié le 18 Août 2016

A vous Monsieur Lachkhem Abdelkader....(Rahimahou Allah).

Figurez-vous,ces grands,ces deux cours immenses,
Et les classes spacieuses,ornées de beaux visages,
Le Directeur,encensé,de ses récompenses
Et qui nous guidait tout droit,à de bons sillages....

Allons-y,ces petits,en ce moderne primaire,
Que gère une France,très longuement accablée
Par un peuple aussi lourd d'histoire et de misère,
Pour qui, l'empirisme ou le progrès ensablé ....

C'est ainsi qu'est venu,le sage Abdelkader,
Des mieux vêtus qu'il soit,et maitre d'entre les deux villes,
Laghouat et Djelfa,ou auprès des peuples frères,
Un Rousseau de Jean-Jacques,échappant de la file....

Tout bien fait ,ce charmant,issu des familles rigides,
D'une grosse tète,certainement,plus que souple et fluide,
Plus léger,sous la plume,et le costume splendide
Qui drapait ce grand Cid,ce missionnaire,ce Druide,

Mais oui,il est sacré,ce prêtre de la culture ,
L'un des seuls qui naissaient,à l'aube d'une liberté
Et songeant à nous mener vers la bonne pâture,
Pour que nous lisions et écrivions,à satiété....

Mais voila qu'il prenait tout un fouet en cuir
En criant gentiment,bien là bas ,tout au fond
Et qu'il nous adviendrait,qu'à nous planquer ou fuir
Parfois auprès du gite,pour se faire tout un pont.....

Et la Dame et sa fille,cette ainée bien gentille
Nous protégeaient de bon gré,sous de tendres sourires;
On y sentait l'odeur,d'une pionnière famille,
Ayant tout le penchant, d’écraser nos pires ....

Med S.Laghouat.

A vous Monsieur Lachkhem Abdelkader....(Rahimahou Allah).
A vous Monsieur Lachkhem Abdelkader....(Rahimahou Allah).

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Hommage.

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Soukehal Djamal abdenasser 07/09/2016 08:44

Méprise
وَمَا كَانَ الْمُؤْمِنُونَ لِيَنفِرُواْ كَافَّةً فَلَوْلاَ نَفَرَ مِن كُلِّ فِرْقَةٍ مِّنْهُمْ طَائِفَةٌ لِّيَتَفَقَّهُواْ فِي الدِّينِ وَلِيُنذِرُواْ قَوْمَهُمْ إِذَا رَجَعُواْ إِلَيْهِمْ لَعَلَّهُمْ يَحْذَرُونَ 122 سورة التوبة
Il n'incombe pas aux croyants de s'engager en masse. Pourquoi des groupes choisis parmi toutes les tribus ne se mettraient-ils pas à l'écart en vue d'approfondir leur religion et de mettre en garde leur communauté une fois que ses membres seront revenus auprès d'eux ? Ainsi resteraient-ils sur leur garde ! 122
L'idée m'était venue après avoir lu et relu ce verset 122 de la sourate L'Immunité ou Le Repentir, de démystifier certaines idées préconçues quant à la notion de Moudjahid prônée par les algériens.
J'ai murement réfléchi avant de vous faire part de mes conclusions et de ma vision des choses.
J'ai pesé le pour et le contre. J'ai tranché en faveur de cette analyse profonde et respectueuse des dispositions du saint Coran.
Les intellectuels se doivent d'écrire l'histoire. Il ne faut plus attendre.
Nos parents (qui ont participé à la révolution) dans leur majorité analphabètes et qui ne connaissaient que des bribes du Coran, qu'ils interprétaient d'ailleurs à leur manière, sont certes des acteurs importants, ne pouvaient s'arroger le droit de dire qui était Moudjahid et qui ne l'était pas. De même que pour les commissions instituaient à cet effet.
Les commissions ont été induites en erreur par les marsiens (….Mais le problème le plus grave était leur contact avec certains éléments des wilayas qui recrutaient sans autorisation des jeunes gens que les populations appelés les '' marsiens '' pour gonfler leurs effectifs ….Monsieur Abderrahmane Farès dans son livre la cruelle vérité Mémoires politiques 1945-1965 page 138 ) et par certains imbus de leur personnalité.
Issu d'une famille dite révolutionnaire, je me suis dit qu'en mémoire de mes parents, des martyrs, des moudjahidines, je me devais d'éclairer les jeunes sur une méprise de l'histoire. Une méprise qui se continue dans le temps. Pire chacun va de son interprétation, même si elle est entachée de faux et de mensonges.
Beaucoup d'intellectuels algériens ont été victimes d'une incompréhension et se sont vus affublés de personne au comportement indigne pendant la révolution.
Ce qui est valable pour certains, ne l'est pas automatiquement vrai pour d'autres.
Pour beaucoup d'entre nous, le Moudjahid est celui qui a participé à la révolution 1954-1952, au Djebel, dans la ville et/ou dans le monde rural.
Et aussi, celui qui est bénéficiaire de la pension.
Les autres, c.à.d. tous les autres sans exception sont soit des collabos, des harkis, des indifférents, des opportunistes, des teneurs de bâton au milieu.
Ce qui est faux pour les porteurs de savoir en relation avec les recommandations divines citées dans le verset 122 de la Sourate Ettouba (L'Immunité ou Le Repentir).
Les porteurs de savoir sont considérés comme des Moudjahids, si on revient aux dispositions du verset et doivent être considérés ainsi.
Nous devons les considérer donc comme des Moudjahids.
L'Algérie post-indépendance avait besoin de personnes formées. Qui les formera à votre avis ? Ce sont les instituteurs lettrés de l'époque qui se chargeront de cette mission très délicate, très passionnante et très révolutionnaire.
Imaginons en 1962, un peuple totalement analphabète…..je vous laisse deviner la situation du moment.
Khider, secrétaire général du Bureau politique lui avait compris en 1964, je cite Monsieur Abderrahmane Farès dans son livre la cruelle vérité Mémoires politiques 1945-1965 page 143 '' Après ces élections, certains '' révolutionnaires '' se sont étonnés bruyamment de me voir figurer parmi les élus. Khider, secrétaire général du Bureau politique, tint à célébrer publiquement les vertus du militant Farès qui, selon lui, a été meilleur artisan de l'indépendance que certains maquisards galonnés (article du Monde du 11 juillet 1964) '' (sic).
Cet écrit est un hommage posthume aux gens du savoir.
Ceci est un hommage particulier que je réserve aux dispensateurs du Coran et du savoir nos premiers instituteurs.
À ceux qui luttaient à leur manière pour l'indépendance du pays et qui devaient préparer l'avenir.
Pour que nul n'oublie leurs sacrifices, rendre hommage aux illustres personnages, n'est que justice dit-on …..C'est dans l'ordre des choses ……je dirais plutôt une obligation …….
Rendre hommage aux instituteurs que j'avais tant aimés….à qui j'avais éprouvé tant de respect et de dévotion ……..n'est pas chose aisée……je n'arrive pas à trouver les mots qu'il faille ….les adjectifs …..Les superlatifs …..
En période de guerre ….nos parents, révolution oblige, s'étaient vus contraints éloignés de leurs enfants …Les enfants que nous étions ….s'attachions à nos premiers instituteurs …..qui alliaient l'arabe et le français….
Nous devons rendre hommage aux prestigieux personnages par la baptisation d'écoles, de collèges et de lycées en leurs noms.
Je cite Messieurs les Moudjahidines du savoir : Messieurs Rabiai Mustapha, Lachkem Abdelkader, Abdelaziz Lalmi Belhadj, El Hadj Kada Ahmida …..et je vous laisse continuer la liste…des dispensateurs du Coran…..

Hmed B. 18/08/2016 19:35

Bonjour cher Nourreddine,content de te retrouver en forme.Merci pour ton commentaire sur un monsieur qui a marqué l'histoire de notre ville avec ceux de sa génération qui se comptaient sur les doigt d'une seule main.Porte-toi bien!

Lazri Noureddine 18/08/2016 12:19

Salemou Aleykoum!

Allah yarhmou we yarhem oumetti seyidine Elmokhtar qsssl. Entre autres c'est grace á lui qu'on est devenu ce que l'on est !On a eu de la chance "de gouter " un peu de son cravache rouge en cuire !