Les ruelles de ma ville.

Publié le 9 Avril 2016

Les ruelles de ma ville.

Puissé-je,de mes pensées,y faire revenir ces lieux
Et redéployer,comme il se doit,une mince voix,
Qui vibrait,derrière cette porte,pour tinter de son mieux;
Rien que ça,fallait-il,pour me sentir comme u
n roi....

Ou revoir cette maison qui s'incarnait tout en moi ,
Entendre,grincer,cette porte,qui se vantait de son bois,
Me fondre dans mon inconnu et défier toutes les lois
Disparaître, comme une onde, et aimer de tout mo
n poids....

J'aimerais ce velours qui retombait assez lourd,
Avec des plis sur le corps et des fleurs sous le cou
Et les seuls ,qui consentaient,ces arcades et cette cour,
Pour que je fasse une mue et m'oublier,comme
un fou....

C’était ça le timbre,qui charmait toute mon audition,
Ou me faisait vivre,comme un ange,puis comme un dieu,
Gouttant l'éternel et l'amoureuse perdition ,
Dans ce cœur,plus béant,qui s'ouvrait comme les c
ieux....

Ces ruelles, comme on le sait,ont le caractère sobre et fin,minutieux,comme leurs paisibles jardiniers qu'on ne voyait guère qu'en fin de journée....
Ce n'est rien d'abord,qu'une rangée de maisons,de part et d'autre et des portes aussi rustiques,ou se voulant plus simples encore,avec ce bois local qu'on perçait de boulons.Les fenêtres en sont absentes,ou se détournaient de nous,en s'ouvrant franchement à l’intérieur,autour des cours...Enfin,peu d'éléments y font frais,toutes ces demeures passent pour être discrètes, silencieuses,ou s'évanouissent à longueur du temps.Nous marchions,comme de cet air pudique,pour goutter d'une douceur,celle d'un climat modéré ou comprimé de senteurs,ou celle d'un souvenir qui vient tout juste de s'échapper,au devant d'un seuil,aussi joliment foulé par je ne sais quelle dame,quelle demoiselle ou quelle fille.....Quel homme,aussi, ou quel garçon, qui en sortaient,pour aller vers une labeur ou des études.Mais tout semblait bouger,dans un occulte tintamarre,loin de nous et plus près de nos sentiments;ou de ces bruits comme ceux des insectes qui remuent,vivent et meurent sans qu'on s’aperçoit; L'essentiel c'est que nous aimons toutes ces couloirs qui mènent vers nous-mêmes ,notre intimité que nous partagions ,et nos amours et notre temps... M.Sab
ek.

Les ruelles de ma ville.
Les ruelles de ma ville.

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Nostalgie.

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