Un autre temps ,pas très lointain.

Publié le 2 Mars 2016

Un autre temps ,pas très lointain.

Cette ville, ou cette petite immensité, qui nous convenait, à nous seuls comptait des endroits superbes jamais mordus par les gueules de la civilisation. Il en est certains qui sont vierges, comme cette ruelle qui aimait serpenter à sa guise et que je rêvais, tout le temps, visiter tout seul, aidé de ma bicyclette, d’un gris aussi incompris.....Un endroit, plus singulier que tous les autres et qu'on pourrait appeler sans hésiter "une légère Amazonie», fourrée en un coin de l'Oasis....
Une vraie miette de l'Amazonie, celle là, où tout demeure beau que la veille, avec toutes ces métamorphoses qui s'y font, sans qu'on en s’aperçoive. Evidemment, une beauté de richesse luxuriante; on s'y trempe dans la tranquillité, le calme, l’honnêteté et la sincérité, puisque rien ne s'en va à la hâte ou anarchiquement. Le luxe, propre à cet endroit, a le vif plaisir de se refléter dans une harmonie qui nous échappe .La vie est grave, sérieuse et douce à respirer, sans trop de secousses, ni gène....
Oui, c’est bien là ; qu’il faut aller revivre ou ressentir soi-même. Certes, les heures sont lourdes, plantureuses même; elle contiennent plus de pensées, assez de méditations, celles-là mêmes qui se complaisent avec les végétaux et la paix, qui n'a jamais été dérangée, sans oublier tous ces étourneaux qui avaient du mal à becqueter les premières dattes de l'année.
Dans des maisons aussi simples, aux murs épais, compactes et sourds de part et d'autre, vivent discrètement de vieilles familles, modestes et laborieuses .Leurs soleils levants ,les réveillent et les réconfortent ,très tôt ,en colorant si vivement le bas des murets en terre de pisé, ou en éclairant en un clin de rayon ,une fenêtre ou deux ,toutes petites et munies de vitres blafardes..
C'est bien un petit morceau dérobée à l'Amazonie, jeté ,en plein dans le centre de l'Afrique septentrionale, un coin où la vie est comme une drogue inoffensive, une drogue naturelle, secrétée à chaque fois, du berceau en bois rudimentaire, jusqu’au cercueil et de là vers la tombe.
....M.Sabek.

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Art et culture.

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