Laghouat,quand on y entrait...

Publié le 2 Décembre 2015

Laghouat,quand on y entrait...

Pourquoi te prononcer,O le nom de cette ville ?
Coiffé de ton orgueil ,au seuil du Sahara,
Le plus vaste,le plus mystérieux ,se disait-il,
Quand je rentrais,venant du Nord,sans embar
ras......

Le Milok restait là ,pour nous voir passer,
Le même qu'il était ,il y a de ça,mille ans
Essayant de nous suivre,sans se dire j'en ai assez
De ces gens qui revenaient,sans age et s
ans rangs....

Sa corne, surélevée,rigolait de nos jeux
Ou que nous étions indécis ou désorientés,
D'y entrer et d'en sortir,acculés à tout nos vœux,
De tenter de revivre ou de mourir en e
ntier .....

Ou toi,encore jeune,tu t'en allais,cravaté
Échappé de Laghouat,comme un petit boulet,
Le regard en miroir et les joues empâtées,
Le cœur frétillant et le cerveau bie
n soûlé....

Et nous voila,comme des aigles,revenant vers leur nid,
Tout comme le dit le Milok qui nous admirait
De sa corne de vipère qui surveille jour et nuit,
Nous ces oiseaux de proie,habitant les
murets....

Petits cols et mamelons aux pentes cailloutées,
Vous nous suivez sur la route,comme de mornes familiers,
Vous nous ouvrez le passage,comme pour nous envoûter
De ces palmiers,en mats,qui se comptent par mill
iers.....

A vrai dire,j’étais vierge,comme nous disait la cité;
Mes sables et mes tamaris,me couvraient jusqu'aux pieds;
Je tachais de rester moi-même,que mutée
Vers un autre genre de ville que j'égale sur le mêm
e pied ....

Nous entrons comme rapatriés et à l'improviste,
Devant des centaines de regards routiniers,
Ou de passants,à l'attitudes joyeuses ou tristes
Et revoilà tout ces charretiers fam
iliers ....

Revoilà,plus qu'hier mon fier minaret ,
Que je pointe,comme un doigt majeure sur le Rocher;
Certes,c’était elle qui nous accueillait jusqu'à l’arrêt
Et tout ses piétons,ses cyclistes et ses
cochers ...

Moha,le 24 11 2015

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Art et culture.

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