Une placette publique convoitée par un riverain.

Publié le 30 Juin 2015

Une placette publique convoitée par un riverain.

Bouhamam Arezki Journaliste (Liberté).

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Tout porte à croire que la placette publique située rue Mohamed-Bensalem, à Laghouat, est la cible de riverains indélicats usant de tous les subterfuges pour l’annexer à leur propriété privée.
C’est du moins, ce qui ressort des dizaines de requêtes émises par A. Allali, un autre riverain, pour dénoncer le scandale auprès des pouvoirs publics.
Retraité de son état et lassé de l’inertie de l’administration, celui-ci a préféré s’adresser à notre rédaction pour signifier qu’il est toujours prêt à aller jusqu’au bout de son combat pour dénoncer “l’inertie de l’administration’’. Car nous dit-il “rapprocher l'administration du citoyen, offrir de meilleures prestations, un meilleur accueil, orienter les gens sont, pourtant, les directives données aux collectivités locales pour alléger un tant soit peu les difficultés auxquelles font face les citoyens’’. À l’origine, tout a commencé en 2002 lorsque, A. Allali a dénoncé l’empiétement de cette placette publique par son voisin. Une grave atteinte au bien public restée impunie, qui l’a privé de son droit de jouissance en toute quiétude d’une importante façade de sa propriété immobilière. Dénonçant le squat par son voisin, de cet espace public abritant des servitudes censées être protégées par l’État, et suite au constat des lieux dressé par les services de la commune de Laghouat et de la police de l’urbanisme, l’APC a rendu une décision d’annulation de l’autorisation provisoire assortie de l’obligation de remettre les lieux en l’état dans un délai de 24h. Décision restée, malheureusement, non exécutée à ce jour, selon A. Allali qui ne sait finalement à quel saint se vouer. Croyant à un certain idéal de justice, celui-ci a saisi l'occasion pour nous dévoiler des dizaines de correspondances adressées aux autorités locales et même à plus haut niveau, demeurées sans réponse. “Des lettres mortes qui se ramassent à la pelle !”, ou alors des réponses expéditives classiques dans le genre : “Nous avons transmis votre lettre aux services compétents et nous attendons une réponse”, nous indique-t-il. Statu quo et sourde oreille à tous les niveaux. Même les correspondances adressées aux plus hautes autorités de l’État, n'ont véritablement pas changé les choses.
“Ne s'agit-il pas, au point où en est la situation, d'une humiliation de la part des différentes administrations !’’ regrette A. Allali avant d’ajouter qu’il est victime d’un “déni de droit à une réponse’’. Il est vrai qu’à un certain moment, les autorités ont décidé d’améliorer le service public ainsi que la relation entre le citoyen et l’administration. Cependant, on ne peut affirmer que les choses aient fondamentalement changé dans cette wilaya du sud du pays.
Car sur le terrain, le citoyen lambda continue à vivre le calvaire et être à la merci de la bureaucratie. En dépit de son âge avancé et le silence inexpliqué des pouvoir publics, l’infatigable A. Allali est décidé à aller jusqu’au bout de son affaire et continuer à dénoncer ce qu’il appelle “l’inertie de l’administration’’.

Bouhamam Arezki Journaliste

3 h ·

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Leçons de vie.

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