Hommage à un sportif au grand cœur.

Publié le 1 Octobre 2014

Il y’a 8 ans jour pour jour le 1er octobre 2006, nous quitta à jamais notre ami Lamri Mohamed Ben Mahmoud pour toujours ! Son ami fidèle Dada Lahcen a voulu lui rendre hommage par cette formidable évocation il demande à tous ceux qui l’ont connu et aimé d’avoir une pieuse pensée pour sa mémoire.

Que Dieu le tout puissant lui accorde sa sainte miséricorde et l’accueille dans son vaste paradis.

 

Repose en paix, cher ami Mohamed, tu es toujours dans nos cœurs à jamais et on t’aime très fort.

 

DJOUDI HADJ ALI BEN BELKACEM

 

Evocation

Mort d’un arbitre (LAMRI Mohammed 20.09.1957-1er.10.2006)

Dimanche 1er octobre 2006, juste après la rupture du jeune, la « rumeur » du décès de l’arbitre de volleyball LAMRI Mohammed, s’est répandue telle une traînée de poudre, téléphone portable aidant, de l’Oasis Sud, où se trouve la maison familiale, jusqu’à l’autre bout de la ville, l’Oasis Nord.

Mardi 3 octobre 2006. 16h30, une foule compacte, silencieuse, impressionnante commence à se former, des amis du défunt, des amis de la famille, des jeunes, des moins jeunes, des cadres, des chômeurs, des élus locaux, des étudiants, bref, un large panel de la société Laghouatie. Cette foule était la marque de respect et d’estime dont jouissait le défunt. Elle attendait fébrile et patiente l’arrivée de la dépouille, en provenance d’Alger, où, le destin a voulu que LAMRI Mohammed finisse ses jours, loin de l’affection de son épouse et des siens, suite à une longue et douloureuse hospitalisation où, Mohammed a subi l’ablation des deux reins (l’un après l’autre) au CHU Mustapha Pacha.

LAMRI Mohammed, malgré sa modestie, était grand, dans tous les sens du terme, grand de taille, de cœur, de sourire, de prodigalité, de courage… Son hospitalisation était la conséquence d’un acte de bravoure et de courage dignes des plus grands héros. Surveillant de baignade contractuel, au niveau de la piscine semi olympique de Laghouat, voyant un jeune se débattre, en train de se noyer il n’hésita pas à plonger pour le sauver, ce qui ne fut pas une mince affaire. Le jeune, d’un fort gabarit et visiblement essoufflé, se débattant dans tous les sens, asséna de terribles coups de pieds dans le bas du dos de Mohammed, qui réussit quand même à le ramener sur le bord de la piscine et assurer son sauvetage.

Quelques jours après son acte de bravoure, Mohammed commença à avoir des douleurs au bas du dos. Hospitalisé à l’hôpital Ahmed BENADJILA de Laghouat, décision fut prise de l’évacuer sur Alger. Admis au service urologie, Mohammed a beaucoup souffert avant d’être opéré, avant de subir l’ablation du rein gauche très affecté et infecté. Après sa réanimation et des séances de dialyse, il se rétabli doucement et faiblement avant que les médecins constatent que le rein droit est également malade et nécessite une intervention, ce qui fut fait. Au grand bonheur de sa famille et de ses amis, il commença à se sentir bien et à se rétablir, mais comme on dit chez nous, c’était « le repos de la mort».

QUI EST LAMRI MOHAMMED ? Issu d’une modeste mais grande et honorable famille, il n’était ni bardé de diplômes, ni fils de quelqu’un, ni abonné aux diverses facilités bancaires. Cursus scolaire banal, beaucoup de sport (natation, Basket ball, Volleyball…), formé à la véritable école de la rue, faite de « redjla», de principes et de dignité ; il était connu de tout le monde pour sa gentillesse, sa générosité, sa bonhomie et son large sourire qui éclairait son visage même dans la difficulté. Il était connu même un peu plus loin que chez lui ; étant arbitre de volleyball, il a sillonné pas mal de coins reculés du Sud du pays et quelquefois au Nord du pays. Quand il était désigné par la fédération algérienne de volleyball pour officier des rencontres de différents niveaux et de différentes catégories. Il était aimé et respecté de tous.

Dans ses bons jours, il dirigeait avec brio et maestria des rencontres jugés difficiles, mettant ainsi d’accord aussi bien le public que les protagonistes sur le terrain. Avec lui c’était toujours le meilleur qui gagnait.

LAMRI Mohammed était un personnage et une personnalité faite de simplicité. Comme tous les gens de sa trempe, il avait le cœur sur la main, n’hésitant pas à donner le peu qu’il avait à plus nécessiteux que lui. Par contre il refusait toujours de tendre la main lors des périodes de mouise et de galère ; et il en connu…durant sa courte existence.

Ceux qui l’ont connu garderont de lui son sourire en coin comme souvenir perpétuel. Repose en paix Mohammed, on ne se pose même pas la question, nous sommes surs que DIEU le Tout Puissant, dans son immense miséricorde t’accueillera dans son vaste paradis, et que ; de la haut, tu dois bien te marrer de nos vicissitudes quotidiennes.

A tes chers parents, ton épouse et à tes frères et sœurs, nous souhaitons beaucoup de patience et de courage pour accepter ta perte précoce. Nous les accompagnons dans leur douleur. Qu’ils sachent qu’ils ne sont pas seuls dans leur dure épreuve occasionnée par le décès précoce de notre frère et grand ami M o h a m m e d, qui venait juste de fêter ses 49 ans.

DADA Lahcène, Laghouat le 3 octobre 2006.

 

 

Déjà huit ans depuis ton départ vers l’au-delà. Nous pensons toujours à toi. Repose en paix. Amine!

 

 

 

Hommage à un sportif au grand cœur.
Hommage à un sportif au grand cœur.

Rédigé par HMED B.

Publié dans #Sport

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