Publié le 7 Février 2020

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 28 Janvier 2020

On reconnait dans cette équipe Si Med Bouguerra R.Y, Hadef Bachir,Boucherie AEK R.Y,Zaabta Tayeb R.Y.,Zegnini Mabrouk R.Y,Benmoulay Med,Bensalem Mokadem,Bey,Rayane.Benamar Chicha RY..  [Haut]
On reconnait dans cette équipe Si Med Bouguerra R.Y, Hadef Bachir,Boucherie AEK R.Y,Zaabta Tayeb R.Y.,Zegnini Mabrouk R.Y,Benmoulay Med,Bensalem Mokadem,Bey,Rayane.Benamar Chicha RY..  [Haut]

On reconnait dans cette équipe Si Med Bouguerra R.Y, Hadef Bachir,Boucherie AEK R.Y,Zaabta Tayeb R.Y.,Zegnini Mabrouk R.Y,Benmoulay Med,Bensalem Mokadem,Bey,Rayane.Benamar Chicha RY.. [Haut]

 

 

Durant les années de feu ,une équipe musulmane comme on disait en ce temps là ,disputait des matchs de football dans un climat et une ambiance de terreur.Le stade Garnison était le théâtre d'empoignades dignes de cirques romains ou des gladiateurs se battaient pour leur survie et leur liberté.Des matchs à couper le souffle aux dires d'anciens sportifs et supporters face à des équipes coloniales renommées .Nous publions deux photos de cette équipe pour la mémoire et le souvenir.

 

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 20 Janvier 2020

La ville de laghouat a connu ses heures de gloires à travers toute son histoire contemporaine.Les souvenirs des doyens de nos habitants interrogés;nous transportent  jusqu'aux années les plus folles du siècle dernier .Uniquement dans le domaine sportif et à en juger par les témoignages très vivants dans les mémoires anciennes .Toutes formes de courses(chevaux,à dos de chameaux ,à pieds etc...),l'équitation,la lutte à mains nues,l'escrime(sabre ou bâton:moubaraza) et la natation existaient déjà avant les années 1920.c a d  au début du siècle et les sportifs de l'époque  s'affrontaient dans des compétitions  locales organisées par les notables de la ville ou les autorités coloniales de la même époque .Et c'est depuis ce temps  là qu'est naît cette adversité farouche chez nos anciens face aux forces occupantes.Par la suite le football est apparu (OML, HCL, USL,3S,RCL.. etc..)le basket et l'athlétisme(3 S);sans oublier le volley qui y était aussi pratiqué .Il parait meme  qu'il eut des matchs à couteaux tirés entre certaines équipes militaires occupantes (13 RA par exemple .) et les équipes musulmanes locales avides de faire mordre la poussière à ces arrogants occupants. Mais de tout  cela le sport en est sorti 

vainqueur puisqu'il continue d'être pratiquer par l'ensemble de toutes les nouvelles générations successivement .(HMED B.)  0000001-6.JPG0000001-11.JPG

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 13 Décembre 2019

Laghouat,sôuvenirs du passé par Hadj Lalmi.
Documentation Ramus Hamel.

Documentation Ramus Hamel.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 1 Décembre 2019

Le génocide de Laghouat 04 décembre  1852.1852.
Le génocide de Laghouat 04 décembre  1852.1852.
Le génocide de Laghouat 04 décembre  1852.1852.
Le génocide de Laghouat 04 décembre  1852.1852.

Cette carte montre une vue d’ensemble de la ville de LAGHOUAT avant sa prise par les français en 1852 La ville a été assiégée pendant plusieurs jours avant d’être occupée, la moitié de la population massacrée sans pitié et la palmeraie (Nord et Sud) saccagée et détruite, et la majeure partie de la population restée en vie bannie vers d'autres régions. Sur les 5000 habitants seuls 500 personnes ont été admises à demeurer à LAGHOUAT.

  399177_539222012774647_664773780_n.jpg
 
 
 
 
Mr: SOHBI ALI sociologue a Commencé par ce mot(d’holocauste) qui s’explique ,s’interprète selon des sens qui conviennent à l’image des instigateurs infatués inventeurs des conflits, ces assimilations ont pour but berner déformer l’historicité, vouloir admettre qu’en introduisant quelques définitions hypothétiques idiotes ici et là on parvenait à contraindre d’oublier les impunités, vouloir faire disparaître l’acte impulsif et sanguinolent des Robert par des métaphores et emphases est une honte. SI l’holocauste signifie une offrande généreuse (animale) en l’honneur d’une divinité pour guérir. Où dénoncer un massacre massif, s’agissant d’une victime entièrement brûlée faisant allusion aux fours crématoires. Ou orthographié pour l’esthétisme : Faire don de sa vie pour une cause, hélas toutes ces présentations ne changent en rein à l’opiniâtreté et à la bravoure des résistants morts pour des principes ,ces nouvelles expressions explétives font du résistant un vulgaire suicidaire , autodestructeur, les anathèmes visent à disculper les vrais coupables pour le coller aux victimes par ironie moqueuse du commanditaire, à travers ces lapsus ,théories adverbiales Moliéresque, les massacres perpétrés contre des civils sont considérés vestiges du passé glorieux , actes de bravoures à l’inverse les hécatombes fosses communes que l’on découvre ici et là ne sont que cadavres d’autochtones s’ ayant donné la mort collectivement, alors comment expliquer les charniers l’extermination du 02 décembre 1852 survenue A LAGHOUAT pour le savoir laissons la parole aux auteurs auxiliaires tels JEAN MELIA -FROMENTIN ,ROCH, LAVISSE ,REDON ,et autres officiers supérieurs développer a leur manières les péripéties honteuses : Dans (LAGHOUAT OU LES MAISONS ENTOUREES DE JARDINS ) édition 1923 MELIA disait : Il fallait se digne et sublime holocauste pour prouver à toutes les tribus guerrières de ce sud Algérien, les stoïques vertus de la patrie Française. se qui voulait dire que ce génocide d’extermination est justifie pour prouver la grandeur de la France , sa noblesse par le cœur et le courage, une France généreuse dans sa victoire , pour expliquer ces diatribes , c’est au tueur de supporter la douleur avec courage et non l’inverse,essayons de savoir ou l’auteur est allé s’informer pour laisser glisser par imprudence le mot ( holocauste ) qui dit gros, certes l’armée coloniale na pas pardonnée aux Laghouati de s’y être défendus vaillamment ,Bugeaud disait « le prestige national ne permettant pas que nos soldats fussent battus par des indigènes . » la perte d’officiers de hauts rangs tués dans cette bataille fut constater avant qu’ils n’emploient leurs chimiques car les colonnes de Médéa et de Boussaâda étaient déjà au portes de notre ville mais insuffisante . selon les spécialistes ils ont du attendre les renforts d ‘ORAN, SAIDA MASCARA à leur tete PELISSIER l’orientation du vent dans le sens qui convient pour utiliser le gaz asphyxiant , chose que confirme les rapports militaires confidentiels, sans être perfectible pour déchiffrer . Laghouat devenait une affaire sérieuse tous les insoumis à l’autorité coloniale ont trouvé refuge dans cette ville RANDON disait :Le chérif fanatisait les défenseurs , le sud des trois provinces menaçait de s’enflammer , et si jamais on ne venait pas vite à bout de cette insurrection les choses nous échapperons s’est au 21 novembre 1852 que la confrontation a débuté sérieusement, les forces autour de Laghouat étaient suffisantes selon les stratèges , ellipses faisant allusion aux nouveautés de la haute intelligence Française ,et la surprise qu’il réservait aux combats les choses deviennent plus claires en lisant attentivement le premier rapport rédigé des mains du général Pélissier le 04 décembre 1852 chef des opérations pour la prise de LAGHOUAT qui disait « Je vous envoies, sans perdre un seul instant le rapport émouvant, et sur ce brillant fait d’arme . » plus bas continu « Je vous communiquerais les détails plus circonstanciés de cette belle affaire, dés qu’ils me seront parvenus. » On avait jugé commode de s’en débarrasser en les y jetant, au lendemain de la conquête .le général parlait de confidentialité sur le résultat du résidu chimique au général de division RANDON gouverneur général d’ALGÉRIE car il ne savait absolument rien sur la situation a l’intérieur de LAGHOUAT , mettre fin à la vie de plus de 3..790 hommes femmes enfants sur une population barricadée derrière une forteresse inexpugnable au soir du 02 décembre 1852 s’expliquait par une seule manière les gaz asphyxiants , selon le général randon du Barail( mes mémoires ) parlant du Général Pélissier qui disait dans l’un de ces rapports « aux éloges que j’ai donnés à l’infanterie ,je dois ajouter surtout celui des armes spéciales . » continu l’artillerie à dignement fêté la sainte Barbe , faite le lien entre 1572 et 1742 ,tout cela démontre qu’il y à bien eu génocide contre une population désarmée à LAGHOUAT ,dans un autre rapport le général du BARAIL dévoile l’existence de ce gaz ou le chef d’opération d’anéantissement disait « j’aurai sans doute à vous signaler les services de cette arme » rajoute « le train a rendu de vrais service » se qui se traduit par la vaporisation ou sublimation d’un état solide à un état gazeux expédié à l’aide de boulets et obus , jusqu’ici tout est clair car nous devons nous rendre a l’évidence cet holocauste à bien eu lieu pour la première fois dans l’histoire ici chez nous , a entendre le général PELISIER dire au commandant CHABRON : vous ne faite pas assez vite pour cette sale besogne , s’est à dire se débarrasser des cadavres en les jetaient dans les puits explique qu’il était devant une situation épidémique grave ,à noter que tous les militaires sont restés loin de la ville par peur d’influences pestilentielles la pesanteur les décompositions étaient insupportables . Les rapports le CLERC transmis au Maréchal Vaillant sont plus détaillés ce dernier il disait « la mortalité était au dessus de la moyenne des mois après les combats. » Pour dire que les chiffres réels surtout ceux des résistants venus en renforts défendre LAGHOUAT n’était pas comptabilisés parmi les gazés pour minimiser des dégâts. Le général Du Barail disait la ville avait subi tous les horreurs elle connut tous les accès, l’énigme reste cette phrase ou il disait « les rues, les maisons étaient remplies de cadavres. » Un vrai carnage des morts asphyxiés sans avoir ni participer ni mis le nez dehors par (le chimique) les quelques survivants atténués furent exécutés froidement, les femmes se faisaient charcutées pour les quelques pièces d’or accrochées aux cous ,anneaux aux doigts , les quelques enfants qui furent épargnés par miracle ont subi des cruautés inouïes ,ils recevaient pour nourriture un biscuit jour, l’après midi ils étaient conduits s’abreuver à la rivière de l’oued MZI comme des bêtes, d’ailleurs toutes les propriétés sont passées sous séquestres but de cette opération ,les Laghouati chanceux à cette extermination n’avaient aucun droit sur leurs biens , Fromentin dans un été dans le Sahara page 110 selon des rapports confidentiels il disait ; On sentait que le courant était entré par ici et n’avait fait que se répandre ensuite jusque là bas ,Dieu merci vous ne connaitrez jamais chose pareil, (faisant allusion a l’impureté de l’air) ,la question serait de savoir de quoi était doté l’armée de cet empire pour rayer une ville en un temps record, pour le savoir laissons l’ oeuvre de la science Française répondre , dans le travail maximum et la comparaison graine de chimie de GERHARDT qui disait : le physicien et le chimiste sont des soldats sans armes sur les champs de batailles « l’homme des laboratoires été digne de son frère martyre . » se qui veut dire que les succès des laboratoires ont permis d’oser déclencher des guerres ,il le précise bien dans la haute et la grande intelligence (La France a su fournir un effort et des résultats comme aucun pays )l’académie des sciences ne fut elle pas crée en 1666 depuis tous les savants ont à leur actif des procédés de liquéfaction du gaz , CHARLES GERHARDT 1816 – 1856 qui depuis 1846 parlait de ( chaire de chimie) ce professeur des sciences de Montpellier ,et les savants des laboratoires au jardin des plantes ont exécuté des recherches sur la radioactivité , corps phosphorescents ,et c’est là aussi que se vérifia l’efficacité des gaz asphyxiants ,et c’est aussi dans ces locaux que seize mille deux cents chiens servirent a l’expérience ,il n’y à pas de doute qu’à la nuit du 02 au 04 décembre au matin les forces Françaises sous commandement du général Pélissier avec leurs 08 bataillons ,04 détachements ,10 escadrons ,01 compagnie d’élite , l’artillerie ,le génie ,l’infanterie , la cavalerie, sous commandement de 04 généraux une cinquantaine de hauts officiers sont partis expérimenter leur gaz sur Laghouat par traîtrise encouragés par leur chimique, tome 02 , page1 66 , cinquième édition 1895 (dans les mémoires) est plus explicite sur le chloroforme et dérives ,écoutant se que disait Pélissier le 06 décembre 1852 .Le travail le plus urgent peut être était le nettoyage complet de la ville et de l’oasis ou de nombreux foyers d’infection étaient accumulés .Dans les décombres dans les maisons, dans les recoins des jardins pourrissaient encore des cadavres .Certains puits en étaient bondés .on avait jugé commode de s’en débarrasser en les y jetant, au lendemain de la conquête, alors qu’il était question de tout raser et de ne rien laisser derrière soi. Mais maintenant qu’on s’établissait, il fallait donner à toute cette pourriture humaine une sépulture plus régulière ;car il était impossible de vivre ,sans des dangers terribles ,au milieu d’un pareil charnier ,je commençai par faire rentrer en ville toute une population Arabe ,dépossédée et tremblante pour son sort .Je lui assignai des quartiers provisoires, ou elle s’établit tant bien que mal, et j’organisai au milieu d’elle des escouades de travailleurs, dont le salaire me permit de répandre quelque peu d’argent parmi ces pauvres diables, en même temps qu’elles m’aidèrent à faire disparaître toute cette pourriture .Bientôt nous n’eûmes plus rien à craindre, et on put circuler dans les rues sans se boucher le nez oui Laghouat n’a pas cédé facilement aux usurpateurs spoliateurs , Laghouat a englouti dans sa disparition un grand nombre officiers abattus aux bas fonds de cette forteresse enterrée peu après sur la brèche , l’ennemi organisa une cérémonie en présence du général RIVET chef des armées , L’ABBE Suchet grand vicaire de l’évêque d’ALGER , les grands de cette civilité venu assister aux funérailles de leurs soldats morts aux portes de LAGHOUAT , observer la ville rebelle qui à tant résister ,la ville qui empêcha l’expansionniste français à conquérir le sud, oui qu’ils ne s’attendaient pas à une relève aussi opiniâtre dirigée par un valeureux Laghouati au nom de BEN NASSER BEN CHOHRA qui continua une lutte sans merci contre l’ennemi ,pour l’histoire il à fallu attendre 1882 soit trente ans à l’armée Française pour rejoindre GHARDAÏA et ceci malgré le traité de 1853, EL GOLEA fut détournée , car on ne passait pas par LAGHOUAT sans payer un lourd tribut, la génération qui participa de 54-62 à démontrer prouver, à cette civilité destructrice de l’espèce humaine ,ce que veut dire LAGHOUAT.
       Rahmani ABDELKRIM(professeur spécialisé à l'INSFP de Bordj Bouarreridj.

Ajouter

AjouterAjouter

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 24 Novembre 2019

Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.
Bennacer Benchohra ĺe marin du désert.

Ce meneur d'hommes de la résistance qui a duré 27 années au sud du pays, et a été surnommé par les forces coloniales le “marin du désert”, pour son agilité, sa stratégie et ses tactiques dans la guerre des dunes sahariennes. Pour rappel, en 1851, les habitants de Laghouat, cité antique des Maghraoua, conscients de l'imminence de l'assaut que l'armée française forte de 8000 soldats s'apprêtait à lancer contre la ville, ont entrepris résolument et dans la sérénité la résistance. Ainsi, ils envoyèrent une délégation composée des sages de la ville, solliciter de Bennacer Benchohra, fabuleux combattant et fin tacticien, de venir organiser la bataille. Ils le chargèrent également de se mettre en contact avec Mohamed Cherif Benabdallah pour qu'il vienne lui aussi apporter son aide et son expérience. Ce dernier, honoré par cette sollicitation, accepta sans conditions de rejoindre, à K'sar El-Hirane, Bennacer Benchohra auquel il vouait depuis très longtemps une admiration sans bornes. Bennacer Benchohra organisera en 1851 une rencontre à Chebka, près de Berriane (Ghardaïa), entre Yahya Ben-Maâmar Bensalem, un autre héros méconnu et oublié de l'histoire, et le khalife de Djelfa, Cherif Benlahrèche, qui sera bien plus tard désigné par le colonisateur agha des Ouled Naïl en vue de coordonner la lutte contre l'occupant. Une entrevue, nous dit-on, qui capota par la faute du Cherif Benlahrèche qui ne daigna pas répondre à l'appel du devoir ni justifier son absence à une réunion des plus capitales. Bennacer Benchohra s'attela, le 31 juillet 1852, à la fortification de K'sar El-Hirane en prévision de l'imminence des combats. Il prépara la défense de la ville de Laghouat qui s'apprêtait à subir le plus grand assaut d'une armée régulière constituée de plus de 8000 soldats et de mercenaires surarmés appuyés par des supplétifs algériens dirigés par le collaborateur Benhamza des Ouled Sidi Cheikh. Comme à son habitude, Bennacer Benchohra s'acharna à défendre vaillamment la ville de Laghouat et ses ksour, mais l'utilisation à profusion pour la première fois par l'armée française de l'armement chimique et des lance-flammes basculera dans l'horreur et le génocide l'issue d'un combat disproportionné à bien des égards. En sus de cette rencontre, l’association 1er-Novembre-1954 de la wilaya de Laghouat compte entreprendre une série de communications et d’exposés traitant de “l’esprit de résistance et les racines de la révolution du 1er Novembre 1954 et l’impact national de la résistance de Laghouat”.
Cette résistance populaire, déclenchée le 4 décembre 1852 à Laghouat, a fait pas moins de 2500 chahids et des centaines de morts dans les rangs de l’armée coloniale, selon les intervena
nts.

B. A.(Liberté)

Bennacer Ben Chohra
Membre de la tribu des Ma'amra et el Hadjadj, rattachée elle-même à la tribu des Larbaa, Bennacer ben Chohra ben Ferhat naquit en 1804.
Il débuta son combat en 1851et fut arrêté à Mascara près de Boghar qu'il quitta en cachette le 05 septembre 1851. Il rejoignit le chérif Mohamed Ben Abdallah à Rouisset (Ouargla) et agit en coordination avec lui. Il s'acharna à défendre la ville de Laghouat et ses ksours ainsi que Ouargla.
Il se réfugia à Tozeur et Nafta dans le Djerid tunisien et en Tunisie, noua des contacts avec les réfugiés algériens. A partir de là, il lança des attaques contre les agents français.
Lorsque la résistance des Ouled Sidi Cheikh fut déclenchée en 1846, Bennacer Ben Chohra retourna clandestinement en Algérie, entra à Ouargla, prit contact avec Si Laâla le 6 août à Takine et participa avec lui à de nombreuses batailles.
En 1865, il retourna à Ouargla en compagnie de Si Laâla, se rendit à al Méni'â et Ain Salah en vue de mobiliser les gens et étendit son action jusqu'à Aïn Madhi.
Tout en menant son combat en Algérie, il n'interrompit pas ses contacts avec la Tunisie où il continuait à se rendre pour recruter des partisans, fomenter des plans et assurer la fourniture d'armes et de provisions.
Il participa à la résistance d'El Mokrani et El Haddad en 1871, agissant sur le front du Sahara oriental.
Après l'arrestation le 20 janvier 1872 de Ali Boumezrag, chef des partisans d'El Mokrani, près de Rouissett, Bennacer Ben Chohra poursuivit son activité à partir du Djerid et Nefzaoua jusqu'à ce que le Bey de Tunis l'oblige à quitter le territoire tunisien. Il se rendit à Beyrouth où il mourut en 1884.
Par Si Hadj Aissa Mohammed.
Cette carte montre une vue d’ensemble de la ville de LAGHOUAT avant sa prise par les français en 1852 La ville a été assiégée pendant plusieurs jours avant d’être occupée, la moitié de la population massacrée sans pitié et la palmeraie (Nord et Sud) saccagée et détruite, et la majeure partie de la population restée en vie bannie vers d'autres régions. Sur les 5000 habitants seuls 500 personnes ont été admises à demeurer à LAGHOUAT.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 1 Novembre 2019

 بمناسبة المولد النبوي الشريف.


"ﺗﻬﻨﺌﺔ ﺧﺎﺻﺔ"
"ﻳﺴﺮﻧﻲ ﺃﺗﻘﺪﻡ"
"ﺑﺄﺻﺪﻕ ﺍﻟﺘﻬﺎﻧﻲ ﺑﻤﻨﺎﺳﺒﺔ
"
"ﺣﻠﻮﻝ ﺍﻟﻤﻮﻟﺪ ﺍﻟﻨﺒﻮﻱ
ﺍﻟﺸﺮﻳﻒ "
"ﺳﺎﺋﻼ ﺍﻟﻤﻮﻟﻰ ﺍﻟﻌﻠﻲ ﺍﻟﻘﺪﻳﺮ
"
"ﺃﻥ ﻳﺠﻌﻞ ﺃﻳﺎﻣﻜﻢ ﻛﻠﻬﺎ
ﺃﻓﺮﺍﺡ"
"ﻭﺃﻥ ﻳﻌﻴﺪﻩ ﻋﻠﻴﻜﻢ
ﺃﻋﻮﺍﻣﺎ"
"ﻋﺪﻳﺪﺓ ﻭﺃﺯﻣﻨﺔ
ﻣﺪﻳﺪﺓ"
"ﺇﻧﻪ ﺳﻤﻴﻊ ﻣﺠﻴﺐ"
ﺍﻟﺪﻋﺎء
ﻭﻛﻞ ﻋﺎﻡ ﻭﺍﻧﺘﻢ ﺑﺨﻴﺮ

 

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 4 Octobre 2019

L’INJUSTE PUNITION.Nos années collège.

C'était le temps du lycée et collège du moyen;le temps de l'adolescence dans les 60's.Une époque différente ,une jeunesse avide de découvrir le monde par la culture :le livre ,les magazines et le grand écran selon les moyens disponibles.L'accompagnement pédagogique dans le scolaire était assuré par des maitres aux qualités mille fois reconnues et respéctées par tous.Cette anecdote de notre ami K.H. si bien contée avec une pointe d'humour dont il a seul le secret ne laisse pas insensible.Un petit hommage en passant pour Si Hadj Ahmida Kada,l'homme a la culture immense et le rigoureux pédagogue .L'homme qui a marqué de son vivant l'enseignement dans tout le pays et avec toutes les générations.Nous attendons vivement que son nom figure sur le fronton de l'un des établissements scolaires de notre ville.

 

Cela s’est passé durant l’année 1965 du siècle passé.
Nous étions scolarisés en classe de 4ème (3eme année moyenne aujourd’hui) au C.E.G. (Collège d’Enseignement Général) (C.E.M) du Schettet.
Le directeur de l’établissement était l’illustre MR. KADA HADJ AHMIDA (ALLAH YARHAMOU), qui cumulait deux fonctions directoriales : il était directeur du C.E.G situé au 1er étage, et directeur de l’école primaire sise au rez de chaussée.
Avant toute chose, je me dois de préciser, ici, aux amis(es) lecteurs (ces) qu’il n’est pas dans mon intention de décrire ici sa biographie ; tel n’est pas le but de cet appoint. Ce serait un travail de recherche trop complexe. Je laisserai ce soin à d’autres, plus spécialisés, qui disposeraient des éléments de réponses nécessaires, et qui le feront certainement mieux que moi.
Donc, en ma qualité d’un de ses anciens élèves, je me bornerai uniquement à donner mes impressions personnelles de collégien sur cette éminente personnalité.
EL HADJ AHMIDA KADA (A.Y.), était un monument de son époque. Austère et digne, il était passionné par son métier. Eminent pédagogue, il motivait et suscitait l’intérêt de ses élèves. Il faisait preuve de dévouement en matière d’enseignement, et favorisait l’apprentissage et le rendement de ses apprenants. Enfin, il dominait parfaitement sa matière.
Il était seul maître à bord. Il n’y’avait personne d’autre pour le seconder dans sa tâche : ni censeur, ni surveillant général, ni surveillants, ni personnel administratif…le personnel de l’établissement se limitait à sa personne et a Ammi Ahmed (agent de service).
EL HADJ AHMIDA, ne badinait pas avec la discipline et l’autorité ; n’hésitant pas à user de temps à autre de méthodes éducatives brutales, en vigueur à cette époque.
Quoique, concernant ce chapitre, je n’ai pas connu beaucoup d’audacieux qui ont osé affronter la colère de MR. KADA et parer le coup.
Enfin, c’est le genre d’enseignant qui ne nous caressait jamais dans le « sens du poil ».
D’une manière générale, notre sentiment envers lui était empreints de déférence craintive. Sans aucun doute, SI EL HADJ AHMIDA KADA a marqué les gamins qu’on était, et les hommes qu’on est devenu.
Notre professeur de littérature française était alors une ravissante demoiselle qui s’appelait : MLLE CHOUFFOT. Un jour, elle convint avec MR. KADA, de son désir de nous répartir les livres de littérature classique entreposés à la bibliothèque pour un devoir d'étude de texte noté.
En ce temps-là, les livres en question étaient cédés aux élèves, à titre de prêt, durant une semaine, contre la somme modique de vingt centimes. Nous étions tenus d’en faire la lecture chez nous, d’élaborer un résumé pour chaque chapitre, en mettant en évidence l’idée principale. Ce travail était sanctionné par une note chiffrée.
Ce jour-là donc, comme entendu préalablement avec MR. KADA, environ vingt minutes avant la fin de la séance, elle désigna un de nos camarades : M.R. et lui dit « MR.R. Allez voir MR. KADA ! »
Celui-ci interloqué, le visage devenu subitement cramoisi, le front moite, se leva brusquement de son siège, pris d’une fureur panique et rétorqua presque en criant : « mais pourquoi mademoiselle, je n’ai rien fait ! ».
Sincèrement étonnée par cette réplique, elle répondit : « mais qui vous a dit que vous avez fait quoi ? Je vous demande simplement d’aller chez le directeur pour me ramener une chose qu’il doit vous remettre pour moi ! ».
HÉLAS ! MLLE CHOUFFOT, omettant involontairement de préciser a son élève l’objet de sa « mission » ; l’avait, sans s’en rendre compte, envoyé dans la gueule du loup. M.R. rassuré sur son sort, s’en alla, joyeux, d’un pas allègre vers l’incertain.
Arrivé à destination, et conforté dans son innocence de tout délit ; il frappa résolument à la porte vitrée.

« Oui ! Entrez ! Ah ! C’est toi R. qu’est-ce que tu as fait encore ? »

« Voilà, monsieur, MLLE CHOUFFOT m’a envoyé… ». À cet instant précis, il ne se doutait pas qu’il venait de prononcer lui-même sa sentence, sans jugement préalable ! C’était précisément la réponse fatale qu’il ne fallait pas dire ! Cette réplique était toujours interprétée par MR. KADA comme une « demande » de punition (tabassage) émanant de nos professeurs.
Immédiatement, et sans crier gare, le malheureux fut roué de coups. Une avalanche de gifles retentissantes, qui possédaient une certaine force symbolique, succéda à une volée de coups de STICK administrée sur toutes les parties du corps.
Le passage à tabac fut tellement fumant, que nous le vîmes revenir à travers les carreaux des fenêtres ; la tête basse, les cheveux ébouriffés, le visage rouge et boursouflé ; étranglé par une fureur difficilement contenue. Adoptant une attitude stoïque de « nif », il ne pleurait pas.
Il pénétra dans la classe sans frapper, claquant furieusement la porte derrière lui ; et s’affala sur sa chaise, fixant obstinément le sol du regard, totalement groggy.
Notre professeur, désorientée, ne comprenant rien à ce qui s’était passé, se leva doucement de son bureau et vint près de lui.

« Mais qu’est ce qui se passe MR. R. ? » Lui dit-elle gentiment, d’une voix inquiète.

« Vous êtes tombé dans les escaliers ? »

« Non ! Mademoiselle ! »

« Qu’est-ce qui vous arrive alors ? Pourquoi vous êtes dans cet état ? »

« ……silence…… » (Trop d’émotion contenue)

« Vous êtes allé voir MR. KADA ? »

« Oui ! Mademoiselle ! », Rétorqua-t-il, en esquissant un geste de rancœur.

« Et alors ? »

« Et alors ? Mais mademoiselle, IL M’A BATTU ! » En appuyant fermement sur le mot BATTU.

« OH ! Mon dieu ! Mais pourquoi ? »

« Je ne le sais pas, MADEMOISELLE, c’est à vous de me le dire ! »

Aussitôt, toute la classe, filles, garçons, même le professeur, furent saisis d’un fou rire homérique, qui ne cessa qu’avec la sonnerie de la cloche à midi.
En quittant la salle, MLLE CHOUFFOT demanda à R. de l’accompagner chez le directeur. Comme d’habitude, chaque jour, les élèves bénéficiaires du repas de la cantine (celle-ci ne fut instituée qu’après l’indépendance) ; se dirigeaient vers le cagibi de AMMI AHMED (A.Y.), chargé de la distribution des rations.

Il n’y’avait ni tables, ni chaises, ni réfectoire. Nous nous assîmes a même le sol, hiver comme été, dans la cour, en cercle, nos assiettes en fer blanc devant nous sur la poussière en guise de nappe. Deux volontaires parmi nos collègues, tournant autour du cercle avec les marmites, se chargeaient de remplir nos assiettes avec une grosse louche. Le menu était toujours le même : haricots secs, lentilles, pois chiche…et une tranche de pain.

A la fin du repas, nous lavâmes nos assiettes dans les lavabos et les rendîmes à AMMI AHMED. La cuillère, après l’avoir lavée, elle aussi, est rangée dans le cartable et fait partie intégrante des autres articles scolaires, car elle nous appartient.

Afin d’éviter une très probable pagaille qui aurait compromis le bon déroulement du repas et entraîné immanquablement des dégâts, MR. KADA, son stick sous le bras, supervisait l’opération du début jusqu’à la fin.
MLLE CHOUFFOT s’approcha de lui, suivie par R.

« Bonjour ! MR. KADA ! » Lui dit-elle en souriant.

« Bonjour ! MLLE CHOUFFOT ! Comme vous voyez, il faut toujours surveiller ces JANISSAIRES, de peur qu’ils ne se disputent et renversent les marmites ! »

« Oui, voilà, monsieur le directeur, tout à l’heure je vous ai envoyé cet élève R. pour lui remettre, comme convenu avec vous, les livres de bibliothèque ; et au lieu de cela, il parait qu’il a reçu injustement une correction de votre part ! »

MR. KADA, confondu, se tapa le front avec la paume de sa main, et répondit en éclatant de rire :

« Ah ! Oui ! Oh là là ! J’ai complètement oublié, vous savez ! » Puis s’adressant à R. « viens ici toi ! Pourquoi tu n’as rien dit ? » Le professeur réagit à sa place :« il l’ignorait, monsieur ! ».

« Bon ! D’accord, on va essayer de réparer ça ! Allez assieds-toi par terre ! » Puis s’adressant à AMMI AHMED :

« Si Ahmed, remplissez lui son assiette à ras bord ! ».

Comme un malheur n’arrive jamais seul, ce jour-là, le menu c’était des lentilles en sauce ; et c’est ce que détestait le plus au monde notre camarade, qui avait une aversion profonde pour les lentilles.
Il essaya de se dérober pour éviter ce second calvaire, mais MR. KADA veillait au grain. Il le somma, en usant de menaces à peine voilées, de bouffer le contenu de son plat et de le terminer.
Pauvre R. il ne méritait vraiment pas tout cela !!
En quittant l’institution pour rentrer chez nous, nous le laissâmes seul, dans la cour, toujours accroupi sur le sol, sous bonne garde, se tapant laborieusement la cloche de sa pitance détestée ; se demandant désespérément, quel péché irrémissible a-t-il commis pour mériter un tel acharnement du sort ; avec MR. KADA et son stick debout en face de lui, AMMI AHMED et son légendaire « bousaadi » derrière lui.
ÉPILOGUE
« PEUT-ON RIRE DU MALHEUR DES AUTRES ? CA DÉPEND…SI LE MALHEUR DES AUTRES EST RIGOLO, OUI ! » PHLIPPE GELUCK
Le héros de cette aventure, notre éternel ami R. est aujourd’hui grand père. Il coule des jours heureux avec ses enfants et petits-enfants, savourant sa modeste retraite d’enseignant ; fidèle à lui-même, constamment disponible, jovial, généreux, bon…comme il l’a toujours été.
S’il se reconnait dans cet écrit, qu’il trouve ici, l’expression de mon affectueux souvenir, ainsi que tous mes vœux de bonheur, santé, et prospérité.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 4 Octobre 2019

C'était le temps du lycée et collège du moyen;le temps de l'adolescence dans les 60's.Une époque différente ,une jeunesse avide de découvrir le monde par la culture :le livre ,les magazines et le grand écran selon les moyens disponibles.L'accompagnement pédagogique dans le scolaire était assuré par des maitres aux qualités mille fois reconnues et respéctées par tous.Cette anecdote de notre ami K.H. si bien contée avec une pointe d'humour dont il a seul le secret ne laisse pas insensible.Un petit hommage en passant pour Si Hadj Ahmida Kada,l'homme a la culture immense et le rigoureux pédagogue .L'homme qui a marqué de son vivant l'enseignement dans tout le pays et avec toutes les générations.Nous attendons vivement que son nom figure sur le fronton de l'un des établissements scolaires de notre ville.

 

Cela s’est passé durant l’année 1965 du siècle passé.
Nous étions scolarisés en classe de 4ème (3eme année moyenne aujourd’hui) au C.E.G. (Collège d’Enseignement Général) (C.E.M) du Schettet.
Le directeur de l’établissement était l’illustre MR. KADA HADJ AHMIDA (ALLAH YARHAMOU), qui cumulait deux fonctions directoriales : il était directeur du C.E.G situé au 1er étage, et directeur de l’école primaire sise au rez de chaussée.
Avant toute chose, je me dois de préciser, ici, aux amis(es) lecteurs (ces) qu’il n’est pas dans mon intention de décrire ici sa biographie ; tel n’est pas le but de cet appoint. Ce serait un travail de recherche trop complexe. Je laisserai ce soin à d’autres, plus spécialisés, qui disposeraient des éléments de réponses nécessaires, et qui le feront certainement mieux que moi.
Donc, en ma qualité d’un de ses anciens élèves, je me bornerai uniquement à donner mes impressions personnelles de collégien sur cette éminente personnalité.
EL HADJ AHMIDA KADA (A.Y.), était un monument de son époque. Austère et digne, il était passionné par son métier. Eminent pédagogue, il motivait et suscitait l’intérêt de ses élèves. Il faisait preuve de dévouement en matière d’enseignement, et favorisait l’apprentissage et le rendement de ses apprenants. Enfin, il dominait parfaitement sa matière.
Il était seul maître à bord. Il n’y’avait personne d’autre pour le seconder dans sa tâche : ni censeur, ni surveillant général, ni surveillants, ni personnel administratif…le personnel de l’établissement se limitait à sa personne et a Ammi Ahmed (agent de service).
EL HADJ AHMIDA, ne badinait pas avec la discipline et l’autorité ; n’hésitant pas à user de temps à autre de méthodes éducatives brutales, en vigueur à cette époque.
Quoique, concernant ce chapitre, je n’ai pas connu beaucoup d’audacieux qui ont osé affronter la colère de MR. KADA et parer le coup.
Enfin, c’est le genre d’enseignant qui ne nous caressait jamais dans le « sens du poil ».
D’une manière générale, notre sentiment envers lui était empreints de déférence craintive. Sans aucun doute, SI EL HADJ AHMIDA KADA a marqué les gamins qu’on était, et les hommes qu’on est devenu.
Notre professeur de littérature française était alors une ravissante demoiselle qui s’appelait : MLLE CHOUFFOT. Un jour, elle convint avec MR. KADA, de son désir de nous répartir les livres de littérature classique entreposés à la bibliothèque pour un devoir d'étude de texte noté.
En ce temps-là, les livres en question étaient cédés aux élèves, à titre de prêt, durant une semaine, contre la somme modique de vingt centimes. Nous étions tenus d’en faire la lecture chez nous, d’élaborer un résumé pour chaque chapitre, en mettant en évidence l’idée principale. Ce travail était sanctionné par une note chiffrée.
Ce jour-là donc, comme entendu préalablement avec MR. KADA, environ vingt minutes avant la fin de la séance, elle désigna un de nos camarades : M.R. et lui dit « MR.R. Allez voir MR. KADA ! »
Celui-ci interloqué, le visage devenu subitement cramoisi, le front moite, se leva brusquement de son siège, pris d’une fureur panique et rétorqua presque en criant : « mais pourquoi mademoiselle, je n’ai rien fait ! ».
Sincèrement étonnée par cette réplique, elle répondit : « mais qui vous a dit que vous avez fait quoi ? Je vous demande simplement d’aller chez le directeur pour me ramener une chose qu’il doit vous remettre pour moi ! ».
HÉLAS ! MLLE CHOUFFOT, omettant involontairement de préciser a son élève l’objet de sa « mission » ; l’avait, sans s’en rendre compte, envoyé dans la gueule du loup. M.R. rassuré sur son sort, s’en alla, joyeux, d’un pas allègre vers l’incertain.
Arrivé à destination, et conforté dans son innocence de tout délit ; il frappa résolument à la porte vitrée.

« Oui ! Entrez ! Ah ! C’est toi R. qu’est-ce que tu as fait encore ? »

« Voilà, monsieur, MLLE CHOUFFOT m’a envoyé… ». À cet instant précis, il ne se doutait pas qu’il venait de prononcer lui-même sa sentence, sans jugement préalable ! C’était précisément la réponse fatale qu’il ne fallait pas dire ! Cette réplique était toujours interprétée par MR. KADA comme une « demande » de punition (tabassage) émanant de nos professeurs.
Immédiatement, et sans crier gare, le malheureux fut roué de coups. Une avalanche de gifles retentissantes, qui possédaient une certaine force symbolique, succéda à une volée de coups de STICK administrée sur toutes les parties du corps.
Le passage à tabac fut tellement fumant, que nous le vîmes revenir à travers les carreaux des fenêtres ; la tête basse, les cheveux ébouriffés, le visage rouge et boursouflé ; étranglé par une fureur difficilement contenue. Adoptant une attitude stoïque de « nif », il ne pleurait pas.
Il pénétra dans la classe sans frapper, claquant furieusement la porte derrière lui ; et s’affala sur sa chaise, fixant obstinément le sol du regard, totalement groggy.
Notre professeur, désorientée, ne comprenant rien à ce qui s’était passé, se leva doucement de son bureau et vint près de lui.

« Mais qu’est ce qui se passe MR. R. ? » Lui dit-elle gentiment, d’une voix inquiète.

« Vous êtes tombé dans les escaliers ? »

« Non ! Mademoiselle ! »

« Qu’est-ce qui vous arrive alors ? Pourquoi vous êtes dans cet état ? »

« ……silence…… » (Trop d’émotion contenue)

« Vous êtes allé voir MR. KADA ? »

« Oui ! Mademoiselle ! », Rétorqua-t-il, en esquissant un geste de rancœur.

« Et alors ? »

« Et alors ? Mais mademoiselle, IL M’A BATTU ! » En appuyant fermement sur le mot BATTU.

« OH ! Mon dieu ! Mais pourquoi ? »

« Je ne le sais pas, MADEMOISELLE, c’est à vous de me le dire ! »

Aussitôt, toute la classe, filles, garçons, même le professeur, furent saisis d’un fou rire homérique, qui ne cessa qu’avec la sonnerie de la cloche à midi.
En quittant la salle, MLLE CHOUFFOT demanda à R. de l’accompagner chez le directeur. Comme d’habitude, chaque jour, les élèves bénéficiaires du repas de la cantine (celle-ci ne fut instituée qu’après l’indépendance) ; se dirigeaient vers le cagibi de AMMI AHMED (A.Y.), chargé de la distribution des rations.

Il n’y’avait ni tables, ni chaises, ni réfectoire. Nous nous assîmes a même le sol, hiver comme été, dans la cour, en cercle, nos assiettes en fer blanc devant nous sur la poussière en guise de nappe. Deux volontaires parmi nos collègues, tournant autour du cercle avec les marmites, se chargeaient de remplir nos assiettes avec une grosse louche. Le menu était toujours le même : haricots secs, lentilles, pois chiche…et une tranche de pain.

A la fin du repas, nous lavâmes nos assiettes dans les lavabos et les rendîmes à AMMI AHMED. La cuillère, après l’avoir lavée, elle aussi, est rangée dans le cartable et fait partie intégrante des autres articles scolaires, car elle nous appartient.

Afin d’éviter une très probable pagaille qui aurait compromis le bon déroulement du repas et entraîné immanquablement des dégâts, MR. KADA, son stick sous le bras, supervisait l’opération du début jusqu’à la fin.
MLLE CHOUFFOT s’approcha de lui, suivie par R.

« Bonjour ! MR. KADA ! » Lui dit-elle en souriant.

« Bonjour ! MLLE CHOUFFOT ! Comme vous voyez, il faut toujours surveiller ces JANISSAIRES, de peur qu’ils ne se disputent et renversent les marmites ! »

« Oui, voilà, monsieur le directeur, tout à l’heure je vous ai envoyé cet élève R. pour lui remettre, comme convenu avec vous, les livres de bibliothèque ; et au lieu de cela, il parait qu’il a reçu injustement une correction de votre part ! »

MR. KADA, confondu, se tapa le front avec la paume de sa main, et répondit en éclatant de rire :

« Ah ! Oui ! Oh là là ! J’ai complètement oublié, vous savez ! » Puis s’adressant à R. « viens ici toi ! Pourquoi tu n’as rien dit ? » Le professeur réagit à sa place :« il l’ignorait, monsieur ! ».

« Bon ! D’accord, on va essayer de réparer ça ! Allez assieds-toi par terre ! » Puis s’adressant à AMMI AHMED :

« Si Ahmed, remplissez lui son assiette à ras bord ! ».

Comme un malheur n’arrive jamais seul, ce jour-là, le menu c’était des lentilles en sauce ; et c’est ce que détestait le plus au monde notre camarade, qui avait une aversion profonde pour les lentilles.
Il essaya de se dérober pour éviter ce second calvaire, mais MR. KADA veillait au grain. Il le somma, en usant de menaces à peine voilées, de bouffer le contenu de son plat et de le terminer.
Pauvre R. il ne méritait vraiment pas tout cela !!
En quittant l’institution pour rentrer chez nous, nous le laissâmes seul, dans la cour, toujours accroupi sur le sol, sous bonne garde, se tapant laborieusement la cloche de sa pitance détestée ; se demandant désespérément, quel péché irrémissible a-t-il commis pour mériter un tel acharnement du sort ; avec MR. KADA et son stick debout en face de lui, AMMI AHMED et son légendaire « bousaadi » derrière lui.
ÉPILOGUE
« PEUT-ON RIRE DU MALHEUR DES AUTRES ? CA DÉPEND…SI LE MALHEUR DES AUTRES EST RIGOLO, OUI ! » PHLIPPE GELUCK
Le héros de cette aventure, notre éternel ami R. est aujourd’hui grand père. Il coule des jours heureux avec ses enfants et petits-enfants, savourant sa modeste retraite d’enseignant ; fidèle à lui-même, constamment disponible, jovial, généreux, bon…comme il l’a toujours été.
S’il se reconnait dans cet écrit, qu’il trouve ici, l’expression de mon affectueux souvenir, ainsi que tous mes vœux de bonheur, santé, et prospérité.

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0

Publié le 1 Octobre 2019

Mise au point de Si Med Heboul.

Bonjour Si Hmed, pourrais-tu oublier ces quelques mots nostalgiques au sujet de mes coéquipiers du Hilal Club Laghouati (HCL) "Légion Etrangère 5 Hilel de Laghouat 3, pour nous c'était France 5 Algérie 3 .:Ils portaient bleu, blanc, rouge, nous portions vert, blanc, rouge "

La disparition de ma soeurette Hadja Aouali, m'a fait rappeler la perte de mes coéquipiers du Hilal Club Laghouati (HCL) mon autre famille, Errahma lahoum
Du Hilal Club Laghouat (HCL), ne restent en vie que...
Ils se voyaient tous les matins chez Ahmida Bensmaïl dans son petit atelier de menuiserie pour se préparer un petit thé bien de chez nous où j'eus le plaisir; une fois, de passer pour y retrouver quelques compagnons du sport auxquels je souhaite longue vie dans la santé.

Ce sont les footballeurs de la ville de Laghouat, à partir des années 40 dans les équipes de l'OML, Hillel, Racing, USL, JSML..

Pour taquiner Hmaida Bensmail, notre gardien de but lors du match de la finale des Territoires du Sud à Ghardaïa entre le Hilal Club Laghouati (HCL) et la Légion Etrangère, eux en bleu, blanc, rouge, nous en vert rouge et blanc, je lui ai rappelé ce mauvais souvenir pour nous tous mais spécialement pour lui puisqu'il encaissa 5 buts. dont 3 de ses coéquipiers dont un de son frère Tahar..

Score final : Légion Etrangère: 5 Hilal Club: 3.

mais pour nous c'était : France 5 Algérie 3

Les disparus doivent se retourner dans leurs tombes au Paradis à l'évocation de cette défaite et leurs camarades survivants, les frères Bensmaïl Ahmida et Tahar, Tahar Rbizi, Houiti Bachir, Kouidri Attallah dit Khammaci et votre serviteur n'arrivent pas à oublier...
ekladata.com Photo : http://ekladata.com/bOOJAdJaw4qw4EnKNp3DO-EimHc.jpg?fbclid=IwAR0ac_mgGu35xTtRYTOiuKI5M-jxIrq6pN_2mVH8UVhrL_Rc5       Si Med Heboul..

Voir les commentaires

Rédigé par HMED B.

Repost0